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DISCOURS
Paris Bercy - 09/04/05 - Discours de Yves DUPRES
Mortelle, notre civilisation ?
Intervention au colloque "La civilisation, le nouvel enjeu ?"

Toute construction, toute entreprise humaine est mortelle... Pourquoi notre civilisation échapperait-elle à cette règle ? Pour faciliter la compréhension de nos propos, nous articulerons nos arguments selon deux axes : tout d'abord quelles sont les menaces qui pèsent sur notre continent et ensuite quels peuvent être les remèdes ?

Les menaces
Il convient de sérier les risques. Certains sont évidents, quantifiables. C'est la partie visible de l'iceberg : dépendance technologique (face aux Etats Unis par exemple), paupérisation provoquée par la montée en puissance des NPI (Chine, Inde, Brésil, Mexique), submersion par les flux migratoires en provenance du Tiers Monde ; demain, si la tendance se confirme, nous cesserons de créer, notre niveau de vie baissera, nous devrons partager notre sol avec des groupes de cultures différentes... Nous aurons alors cesser d'exister...

Constater le déclin n'est cependant pas suffisant, si nous ne cherchons pas à en déterminer les causes profondes, la face cachée du mal, le sida mental qui nous fait oublier d'où nous venons et qui nous sommes. Parmi les aspects les plus évidents, je n'insisterai pas sur le déclin économique, sur la perte de créativité... et me concentrerai sur le plus visible : le remplacement des populations de type caucasoïde par des peuples non européens. En 2005 aucun Etat d'Europe occidentale n'est épargné, sauf peut-être l'Islande et les îles Féroé et encore n'en suis-je pas sûr, n'ayant pas visité ces contrées depuis plus de dix ans.

Durant les décennies qui ont suivi le second conflit mondial, nous avons assisté à deux mutations radicales, l'une quantitative, l'autre qualitative.

De plus en plus nombreux...
De quelques millions, les migrants (s'installant essentiellement en France et dans le Royaume-Uni) ont vu leur nombre s'accroître dans des proportions considérables de telle sorte qu'aujourd'hui c'est par dizaines de millions qu'il faut en évaluer le nombre. Combien exactement ? cela est difficile à préciser, sans doute au moins trente millions, peut-être plus. Nous reviendrons ultérieurement sur les difficultés qu'il y a à quantifier ces flux. Après la France et le Royaume-Uni, le reste de l'Europe du nord-ouest fut touché (Allemagne, Suisse, Belgique, Pays-Bas, Suède, Danemark...) puis vint le tour de l'Europe méditerranéenne, traditionnel foyer de départ (Italie, Espagne, Portugal, Grèce) et enfin plus récemment celui des Etats d'Europe de l'Est parmi les plus développés (République tchèque, Hongrie...)

Et venant d'horizons de plus en plus lointains
Le deuxième changement, que l'on peut situer à la fin des années 70, concerne l'origine des individus arrivant sur notre sol.

Immédiatement après la guerre, les contingents en provenance des pays pauvres de l'Europe du Sud cités plus haut - auxquels il faut ajouter la Yougoslavie et plus particulièrement la Croatie - demeurent prépondérants. Puis peu à peu, à mesure du déclin démographique de ces pays et de leur essor économique, la part qu'ils représentent diminue au profit de populations venues de contrées de plus en plus lointaines : Maghreb, Afrique noire, Extrême-Orient, sous-continent indien, Moyen Orient, voire Amérique latine.

Aujourd'hui, ils sont près de 1 000 000 en Grèce, plus de 800 000 en Autriche, peut-être 2 000 000 en Espagne, 3 000 000 en Italie, 500 000 au Danemark, 200 000 en Irlande...

Les chiffres sont très imprécis car ils sont systématiquement minorés par les gouvernements afin de masquer la vérité. Compte tenu des clandestins, des naturalisations exprès, de la natalité galopante... c'est bien souvent par deux qu'il faut les multiplier. Ainsi, à en croire l'INSEE, il n'y aurait en France que 4 000 000 d'étrangers toutes nationalités confondues (le même chiffre depuis plus de vingt ans ?!) alors que tous les spécialistes honnêtes admettent qu'ils sont deux fois plus nombreux.

De toute façon, il est désormais impossible aux Pouvoirs publics de cacher l'ampleur du phénomène. Il suffit de parcourir l'Europe pour en mesurer toute la gravité. L'immense mosquée située au coeur de Dresde, celle de Rome, longtemps la plus vaste d'Europe, les milliers d'Asiatiques alimentant des trafics en tous genres aux frontières de la Pologne et de l'ex-Tchécoslovaquie, l'explosion des kebabs dans les moindres recoins de l'Allemagne et maintenant de la France... sont autant de preuves qu'il devient difficile de dissimuler.

Il suffit d'observer la composition des équipes sportives, au premier rang desquelles la caricature que représentent les Bleus... Observez également les plateaux de télévision, les cours de récréation, la publicité... Que ceux qui ont encore des doutes fassent l'expérience, qu'ils traversent le XXe arrondissement de Paris...

Europe terre d'accueil obligée ?
Les imposteurs qui nous gouvernent expliquent en guise de justification que la France, l'Europe furent toujours des terres d'accueil. Rien n'est plus faux ! Jamais nous n'avons eu à ingérer des masses aussi considérables venues d'horizons aussi lointains.

Prenons par exemple les ''Grandes Invasions". Combien étaient les Francs ? sans doute 100 000, guère plus, et arrivant par vagues successives dans une Gaule comptant entre 5 et 10 millions d'habitants ; cela pèse bien peu, et en tous cas bien moins que les masses qui nous submergent aujourd'hui. Quant aux Goths, Alains, Suèves ou autres Vandales, ils n'ont fait que passer. Et puis n'oublions pas une autre différence : ces peuples étaient pour la plupart d'origine indo-européenne.

D'autre citent comme exemple d'intégration réussie celle des Français dans le Brandebourg après la révocation de l'Edit de Nantes en 1685. Effectivement, ce fut une réussite. Encore convient-il d'expliquer pourquoi. Tout d'abord, leur arrivée était souhaitée, il fallait en effet panser les plaies et combler les vides après la terrible guerre de Trente ans ; ensuite, ils étaient très proches parce que Européens et plus encore protestants ; enfin, ils avaient un profond respect pour leur patrie d'accueil ainsi qu'un grand désir de s'intégrer. Ce qui est loin d'être toujours le cas aujourd'hui.

Quels risques encourons nous à laisser s'installer sur notre sol des groupes qui ne peuvent ni ne veulent se fondre dans notre civilisation ? Le plus évident est à terme un renversement de majorité, une véritable substitution de population. Impossible, diront certains. Qu'ils aillent à Londres ou à Roubaix, qu'ils visitent la Californie... et ils pourront constater comment un groupe largement majoritaire peut en l'espace de quelques générations devenir minoritaire. Savez vous qu'à l'aube du XXe siècle, les musulmans représentaient moins de la moitié de la population d'Istanbul, alors qu'aujourd'hui ils forment 98 % des habitants de cette ville. Savez vous que par suite de l'installation, encouragée par Mussolini, de milliers d'Italiens et le départ vers l'Allemagne ou l'Autriche de nombreux Tyroliens, Bolzano - ou Bozen - a vu sa composition ethnique totalement bouleversée entre 1918 et 1940. Au lendemain de la Grande Guerre, les germanophones constituaient les neuf dixièmes des habitants alors que vingt ans plus tard, les italophones comptaient pour 80 % du total ?

Destin fatal ou déclin consenti ?
Notre déclin est-il donc inéluctable ? Notre mort est-elle donc programmée ? Nous ne le pensons pas, car à nos maux, il y a des responsables - classe politique, médias, ecclésiastiques - qui par bêtise, lâcheté, aveuglement, ou intérêt laissent la situation se dégrader lentement mais sûrement. Ils invoquent la fatalité pour masquer leur incompétence. Ils devraient pourtant savoir que l'Histoire n'est que le fruit de l'action des hommes. Ils ne peuvent pas non plus se réfugier derrière l'ignorance car depuis des siècles, l'Histoire nous enseigne aussi comment naissent, se développent et meurent les Etats, les peuples, les civilisations.

Dans certains cas l'échéance était inéluctable. Le cas des civilisations précolombiennes est à cet égard exemplaire. Même si Cortès ou Pizarre avaient été vaincus, d'autres conquistadors seraient venus et auraient fini par triompher tant leur supériorité - fer, armes à feu, chevaux -était flagrante ; dans d'autres cas par contre, rien n'était écrit. L'empire romain n'est pas mort à cause des invasions germaniques ; il s'est effondré lorsque ses citoyens n'ont plus eu le courage de se battre et de travailler, lorsque les vertus qui fondaient leur force les eurent désertés. Et de toutes façons, la fin de Rome a signifié la mort d'un Etat, et non celle d'une civilisation. En effet une renaissance s'est ensuite produite car les envahisseurs peu nombreux, souvent romanisés et christianisés, étaient dans bien des cas, à l'instar d'Attila, des admirateurs de la latinité. Ce qui est loin d'être le cas de ceux qui nous envahissent aujourd'hui.

Les remèdes
Ce que des hommes détruisent, d'autres pourront le rebâtir. Organisons des mouvements identitaires forts, comme déjà certains de nos amis, en Belgique par exemple, sont parvenus à le faire. Affirmons notre solidarité à l'intérieur d'un espace clairement défini, de Gibraltar à l'Oural (voire au Pacifique) englobant les Détroits et le Caucase, car les difficultés qui nous assaillent sont identiques et nous ne pourrons nous sauver qu'ensemble. N'hésitons pas à proclamer notre spécificité héléno-chrétienne. Chassons les mauvais bergers qui nous mènent à notre perte !

Cela est plus facile à dire qu'à faire. En effet, ceux qui nous gouvernent le font sans partage. Par la dictature du ''politiquement correct'', ils tentent de réduire au silence ceux qui pensent différemment. Des tabous historiques aux différents interdits, l'espace de liberté se réduit chaque jour un peu plus. Malheur à celui qui considère que le marxisme est aussi condamnable que le national-socialisme, à celui qui affirme qu'en Algérie le FLN aussi a torturé, à celui qui est fier d'être hétérosexuel, à celui qui oublie de cotiser pour le ''sidaction'', à celui qui préfère la victoire grecque à l'Eurofoot à celle de l'équipe dite de France à la Coupe du Monde, à celui qui considère Bernard Kouchner, Elie Wizel ou Bernard-Henry Lévy comme des imposteurs et des sectaires, à celui qui défend ses frères serbes contre l'agression albano-américaine, à celui qui pense que Poutine a raison en Tchétchénie ! Malheur à celui qui refuse de courber l'échine devant le nouveau panthéon, malheur à l'esprit rebelle qui refuse le nouvel ordre mondial !

De commémorations en minutes de silence, de devoirs de mémoire en dénonciations des mal pensants, nous sommes tous priés de communier sans nous poser de questions.

Oui, le combat sera difficile. Montrons nous intelligents, profitons des dissensions qui commencent à se manifester chez nos adversaires. Leurs grands principes ne résisteront pas à l'épreuve des faits.
Evitons les déclarations tonitruantes, les postures imbéciles que nous avons parfois connues.

Le ''devoir de culture''
Cependant, le combat politique pour essentiel qu'il soit, serait vain s'il n'était sous-tendu par la volonté inébranlable de transmettre notre patrimoine civilisationnel. Apprenons à nos enfants, à nos élèves, à nos proches à distinguer le beau et le bien. Préférons le rugby au foot, le boeuf bourguignon au hamburger, le violon au tamtam, Cyrillus à Benetton, Jacques Brel à MC Solar, Le dernier des samouraïs aux Rivières pourpres, ''Des racines et des ailes'' à ''La première compagnie'', le Parthénon à l'arche de la Défense, le routier au McDo, le Discobole aux ''colonnes'' de Buren, le Futuroscope à Eurodisney...

Nous avons à l'égard de nos cadets un impérieux devoir de culture ! Emmenons les sur les bords de la Loire, admirons avec eux le pont de Normandie, visitons les chais de Bourgogne, le beffroi de Bruges, le musée du Prado, la forteresse teutonique de Malbork, le Colisée, les canaux de St-Petersbourg. C'est ainsi qu'ils connaîtront la culture européenne, qu'ils l'admireront et auront à coeur de la défendre. Et que l'on ne dise pas que cela est impossible. Les milliers de spectateurs aux spectacles de la Saint-Patrick à Bercy, les dizaines de milliers de participants aux grandes fêtes celtiques à Saint-Denis, les six millions de téléspectateurs ayant suivi l'émission de Patrick de Carolis sur les Normands, de la Scandinavie à la Normandie, de Caen à Hastings, du Cotentin à la Sicile, l'intérêt suscité chez mes jeunes élèves de 6e et de 5e lorsque j'évoque Léonidas et ses hoplites, Arthur et ses chevaliers, sont un réconfort qui nous prouve que rien n'est perdu.

L'Inde, la Chine, le Japon, la Perse, islamique ou non, toutes les civilisations ont participé à l'aventure humaine et rien ne serait pire que le métissage culturel. Restons attachés à notre identité tout d'abord parce qu'elle est nôtre mais aussi pour tout ce qu'elle a apporté au monde. Oui, nous sommes blancs, de langues indo-européennes ; nous sommes les héritiers de l'hellénisme et du christianisme, de la romanité et de ces peuples surgit des brumes du Nord. Nous n'avons pas à en rougir. Nous avons inventé l'Histoire et la science, la liberté et la technique ; nous avons construit les drakkars et imaginé la croisée d'ogive ; nous avons lancé nos caravelles à la découvertes du monde... Soyons en fiers et battons nous pour que perdure une telle civilisation.

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