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Thenissey - 28/08/04 - Discours de Isabelle LARAQUE Nos valeurs face à l'islam Face à l'expansion de l'islam, la défense de nos valeurs de civilisation Discours à l'université 2004 Face à l'expansion de l'islam, la défense de nos valeurs de civilisation. Vaste sujet ! Que je n'ai pas la prétention de traiter en quarante minutes dans son intégralité. Je me contenterai de poser une problématique et d'ouvrir quelques pistes qui me semblent essentielles. Convient-il d'établir une distinction entre Islam et Islamisme ? II est de bon ton, voire politiquement correct de faire de l'Islamisme un Islam politique, une excroissance maladive de l'Islam prétendu modéré. Nous ne nous plierons pas à cette règle, car ce que l'on appelle Islamisme n'est que la résurgence à l'époque contemporaine de l'Islam tel qu'il s'est manifesté au long de l'histoire et qui n'a cédé çà et là que sous la pression de la colonisation. Autant dire que l'Islamisme est dans le droit fil de l'Islam ! L'Islam est le berceau de l'islamisme. L'expansion de l'islam est un fait incontestable Le territoire occupé par les musulmans est passé de 2,5 millions de km2 en 1920 a 15 millions en 1993 (chiffres donnés par Samuel Huntington). Concernant l'Europe, la menace est devenue réalité : l'Europe est en voie d'Islamisation et la France, en particulier, de par sa position géographique constitue la première nation européenne devant être islamisée ' elle sera musulmane au XXIème siècle ! '' prophétisent les islamistes. Leur certitude repose sur : - une renaissance puissante de l'Islam en tant que force politique et économique : l'Arabie Saoudite est le premier pays exportateur de pétrole brut et le premier exportateur d'Islam fondamentaliste ; les richesses pétrolières stimulent et financent le renouveau de l'Islam. - les prévisions démographiques concernant les communautés maghrébines et turques vivant en Europe. Expansion facilitée en France par quarante années d'angélisme et de lâcheté, encouragée par la morale humanitaire, le prêt-à-penser du politiquement correct qui a envahi le vide idéologique après la chute du communisme. L'antiracisme (ce qu'on baptise antiracisme) reste le combat de ce nouveau catéchisme importé des États-Unis : idéologie pour esprits faibles, toujours avides d'égalitarisme tant qu'ils n'ont pas fait carrément le saut comme certains, en se convertissant a l'Islam ! La défense de nos valeurs de civilisation Signalons les deux sens du mot civilisation. 1. Civilisation par opposition à Barbarie Sens le plus ancien : dans l'Antiquité, la Grèce incarnait la civilisation par rapport aux barbares qui eux ne parlaient pas grec. Pris en ce sens, le concept de civilisation constitue une norme, une référence, et l'Europe a fourni à d'autres peuples le modèle de la civilisation. Si la barbarie est le plus souvent considérée comme un commencement (un peuple aux moeurs grossières parvient a un certain niveau d'éducation, se donne des institutions et devient alors civilisé), elle peut être aussi envisagée comme décrépitude, rupture d'équilibre. Joseph de Maistre penchant pour cette seconde hypothèse déclarait, ' la Barbarie est ruine et non rudiment '' et force est de constater que la civilisation européenne ne joue plus le rôle de phare. Cette Barbarie-ruine s'enracine dans l'éparpillement des savoirs non fondés sur un projet commun et dans la prolifération des techniques, la recherche de l'efficacité optimale dans tous les domaines. La civilisation européenne est parvenue à maîtriser la nature et le vivant par les sciences et les techniques. Mais on attend vainement un supplément d'âme. 2. Civilisation par opposition à sauvagerie, Culture par opposition à Nature. Sens le plus courant aujourd'hui : il est généralement admis qu'un peuple, du moment qu'il dispose d'un langage, de techniques, de rites funéraires, n'est plus à l'état sauvage. Il a donc une culture. Ce qui ne veut pas dire que toutes les cultures se valent ; bien au contraire, il existe une hiérarchie entre les civilisations. Un peuple peut être considéré comme barbare et cependant appartenir à une civilisation. Quant à notre civilisation européenne, même si elle est de moins en moins entendue comme LA Civilisation, et de plus en plus comme une civilisation parmi d'autres, la civilisation au sens 2 n'en est pas moins l'incarnation de la valeur : un fait religieux au artistique incarne une certaine valeur, or les valeurs présentent une évidence et elles orientent notre action, donnent un sens a la vie...ou à la mort, car après tout, on peut mourir pour des valeurs. Alors : quelles valeurs défendre face a l'Islam qui juge notre culture européenne décadente, qui critique notre matérialisme et notre individualisme, qui méprise notre laxisme ? Question essentielle car nous sommes envahis, attaqués, et à quoi bon lutter si nous ignorons quelles valeurs sauvegarder ? II y va de notre identité : or avoir une identité, cela suppose qu'on reste le même à travers une histoire et qu'on soit différent des autres. On sait qui l'on est, si on sait qui l'on n'est pas et si l'on contre qui l'on est. Cette question présuppose celle du fondement de ces valeurs. L'Europe est une terre chrétienne et pendant des siècles, Dieu a été l'unique fondement de ces valeurs : le Vrai, le Bien, le Beau. Le Vrai : Dieu, "garant des vérités éternelles'', pour reprendre l'expression de Descartes. Le Bien : Dieu, source de la loi morale (cf. Décalogue). Le Beau : Dieu à l'horizon de la beauté, que seraient la peinture italienne ou flamande, les cantates de Bach, le Requiem de Mozart, l'Ave Maria de Schubert sans le christianisme ? Or la question rebondit compte tenu de la crise profonde que traverse depuis plus d'un siècle la civilisation européenne. Crise signifie : éclatement et effondrement des valeurs. Mon propos consistera : - dans une première partie a évoquer cette crise des valeurs sans laquelle on ne peut rien comprendre aux problèmes qui se posent actuellement ; - ensuite, nous nous demanderons quelles valeurs propres a notre civilisation peuvent subsister face au totalitarisme et à la théocratie islamiques. Déjà, à la fin du XIXème siècle, Nietzsche déclarait ' Dieu est mort ''. Ne pas interpréter cette formule comme une simple opinion d'athée ou une vulgaire parole de libertin ; sous la plume de ce fils de pasteur, il s'agit d'un constat dramatique. Nietzsche annonce pour l'Europe, pour l'Occident, un événement catastrophique. ' Cet événement énorme est encore en chemin, il marche et il n'est pas encore parvenu a l'oreille des hommes '' (Le gai savoir). Le philosophe allemand s'est voulu le météorologue qui annonce un véritable cataclysme : 'ce que je raconte, c'est l'histoire des deux prochains siècles''. Par la mort de Dieu, événement dramatique sans précédent, l'humanité européenne est devenue autre, elle est passée dans une autre histoire : celle du nihilisme. Le nihilisme constitue l'aboutissement de la culture européenne, que signifie le nihilisme ? Que les suprêmes valeurs se dévalorisent. La réponse fait défaut a la question ' pourquoi '' ! "Dieu est mort'' Ce Dieu qui est mort, c'est le Dieu de la tradition judéo-chrétienne, le Dieu de l'Ancien et du Nouveau testament. Ce qui s'effondre aussi ce sont les valeurs, ce que Nietzsche appelle les arrière-mondes : le Vrai, le Bien, le Beau. C'est dans ce NIHILISME, dans cette débâcle des valeurs, que nous sommes plongés. Qu'est-il alors advenu de la vérité ? II est aujourd'hui à la mode de relativiser : "çà dépend de chacun'' ou mieux, "çà dépend de sa culture'', d'où ces émissions radiophoniques ou télévisées qui sont des foires aux opinions. Qu'est-il alors advenu de la morale ? "Si Dieu n'existe pas, tout est permis''. À chacun d'inventer ses propres valeurs. Allons-y pour la drogue, les avortements de confort, la Gay Pride, le mariage d'homosexuels. "C'est mon choix, n'est-ce pas ?" Le Vrai, le Bien, le Beau. Le Beau : symbole du Bien, il est donc logique que s'effondrent aussi les critères du goût. 'Le Beau c'est subjectif'' dixit Jack Lang. D'où ce culte de la laideur qui culmine dans la plupart des oeuvres d'Art contemporain ou le non-art officiel qui n'est admiré que par les bobos du marigot parisien : de peur de passer pour des ringards, ils font semblant de s'extasier devant n'importe quoi ! "Le désert croît '', clamait Nietzsche : en effet, de décennie en décennie, d'année en année, nous avons l'impression de nous enliser. On a pu déceler encore des ' ombres de Dieu'' au XXème siècle, avec la croyance au progrès (laïcisation de la Providence) ou le fantasme de Ia fin de l'Histoire : le grand soir communiste (laïcisation du paradis après la mort). Autant d'idoles de substitution qui témoignent du fait que christianisme a continué, et continue d'irriguer notre époque. Or, Marx est mort: A quelles valeurs se raccrocher ? Le Bonheur réduit au bien-être, a la bonne chère (chair ?), aux Droits-de-l'Homme (laïcisation du principe d'égalité en Dieu). Campons le décor : d'un côté, l'Islam arrogant et dominateur possédant 'l'or et la foi '' (Alexandre del Valle), fier de ses valeurs, de l'autre, une civilisation vieillissante, fragilisée, déboussolée, en proie au nihilisme, avec pour seule raison de vivre : la société de consommation. Pourtant, il nous en est dicté tous les jours, des valeurs, direz-vous ! Nous assistons en effet depuis plusieurs années à la naissance d'un nouvel ordre moral : bric-à-brac de pseudo-valeurs qui nous sont dictées par les États-unis, et assénées par les médias. Quelles sont-elles ? - la tolérance : que l'on érige en valeur absolue, inconditionnelle alors qu'elle n'est qu'une vertu circonstancielle. La tolérance n'est pas bonne en soi, sa valeur dépend de ce que je tolère : un retard de cinq minutes ou les bourreaux d'enfants. - l'antiracisme : lui-même très intolérant d'ailleurs, mais les belles âmes se soucient peu des contradictions. - Le droit à la différence : qui mène directement à la différence des droits. Ainsi la société multiculturelle est-elle érigée en norme. - La pitié : fausse valeur, forme abâtardie de la charité. On devrait s'émouvoir devant tous ceux qui souffrent, accueillir à bras ouverts tous les traîne-savates du monde entier ! - On prêche enfin une tempérance de mauvais aloi qui, inspirée d'un hygiénisme d'outre-Atlantique et de la loi islamique, devrait donner mauvaise conscience à ceux qui boivent plus d'un verre de vin par jour ! Alors, quelles vraies valeurs défendre face à l'expansion de l'Islam encouragée par la 'MORALINE'' américano-médiatique ? Face au totalitarisme musulman, quelles valeurs opposer ? L'Islam est un totalitarisme : après le totalitarisme brun (nazisme), le totalitarisme rouge (communisme), voici le totalitarisme vert. Contrairement aux deux précédents, qui étaient essentiellement politiques, l'Islam s'appuie sur un fondamentalisme religieux. Le totalitarisme est un phénomène politique qui date du XXème siècle : ni simple tyrannie, ni simple dictature d'un homme ou d'un groupe, le totalitarisme est un pouvoir qui s'appuie sur les masses au nom d'une vérité. Si chaque type de gouvernement fonctionne grâce a un principe, un ressort, si vous préférez (la monarchie grâce a l'honneur, la République grâce au civisme), le totalitarisme a pour principe la vérité. II prétend gouverner au nom de la vérité. Déjà, le communisme s'inspirait des prétendues lois de l'histoire ; l'Islam gouverne ou veut gouverner au nom d'une vérité révélée. II n'y a, a ses yeux, qu'un seul message divin dont la transmission a été déformée par Moïse puis par Jésus, d'où la nécessité pour Allah d'envoyer un troisième et dernier prophète : MAHOMET. Ce serait donc le CORAN qui révèlerait le seul et unique message authentiquement divin ! Et comme dans les autres totalitarismes, la vérité doit être assénée grâce a la propagande ; pour ce faire, on a recours à la désinformation et au mensonge. Déjà, les Soviétiques proféraient d'énormes contre-vérités (exemple : ' les maladies mentales sont des phénomènes propres aux sociétés capitalistes ''). L'Islam ment lui aussi : il déclare vouloir respecter les lois de la République, il se présente comme laïc et tolérant... Selon Tariq Ramadan, le djihad serait plus l'effort sur soi-même que la guerre sainte ! Et pour empêcher toute résistance, les islamistes combinent propagande et terreur. Enfin, comme les deux précédents régimes totalitaires, l'Islam veut gouverner le monde. Fidèle au concept du djihad, il vise à imposer la loi islamique à toute la planète. Or, la Charia veut contrôler dans les moindres détails les activités des individus, d'où le recours à l'infiltration : des organisations islamiques sont présentes partout : dans les orphelinats, les écoles, les universités (afin de prendre le contrôle des syndicats étudiants et des organismes paritaires), et même dans les maisons de retraites ! Et comme l'Islam distingue mal la sphère publique de la sphère privée, un contrôle permanent est exercé sur la vie quotidienne des gens : la surveillance est l' affaire de tous les croyants. Tout le monde surveille tout le monde ; cela donne: ' on a vu Aïcha sortir avec un garçon, ou Mouloud boire une bière au café pendant le Ramadan ''. Jusque-là, cela peut vous faire sourire, mais dans vingt ans, dans quarante ans ce seront vos enfants, vos petits-enfants qui seront concernés ! Le totalitarisme fonctionne donc verticalement depuis les pouvoirs, mais aussi horizontalement. Là aussi, il ne manque pas d'espions pour repérer et dénoncer. Ainsi, en France, ce n'est pas la liberté de pratiquer sa religion qui est menacée, comme le prétendent certains imbéciles, c'est la liberté d'expression. Demandez donc à Michel Houellebecq ou à Claude Imbert ce qu'ils en pensent ! Quelles valeurs opposer a ce nouveau totalitarisme? Il serait puéril de brandir un autre obscurantisme du genre : ' Mon Dieu est meilleur que ton Dieu ''. Laissons cela à Georges W. Bush ! Cela ne ferait que renforcer la constitution de communautés fermées les unes aux autres. Laissons cela aussi à certaines mouvances d'extrême-droite ou ultra-conservatrices qui flirtent avec l'Islam : on raconte qu'à Paris, lors d'une manifestation contre le PACS certains ' bien-pensants '' auraient applaudi l'arrivée dans le cortège de jeunes musulmanes portant le foulard islamique ... on aura tout vu ! Mais après tout, ces gens-là ont des points communs avec les islamistes : même psycho-rigidité, même peur de la femme, que dis-je, même haine de la femme, même hypocrisie, même bêtise, même schizophrénie pour certains : vie dissolue en semaine et Saint-Nicolas le dimanche. Relisez Tartuffe : Molière avait déjà tout dit sur ce chapitre. Quelles valeurs opposer ? La liberté de penser par soi-même, c'est une valeur fondamentale de notre civilisation. Elle prend forme dans la Grèce antique. La Grèce, c'est le lieu de la naissance spirituelle de l'Europe. C'est là qu'au VIème avant J. C. prit source une attitude nouvelle à l'égard du monde. Ce qui caractérise alors les Grecs, c'est l'intérêt pour le questionnement : qu'est-ce que la justice ? Qu'est-ce que le courage? Ne rien admettre comme allant de soi, questionner tout ce qui semble évident. Soupçonner en toute vérité un préjugé qui s'ignore. Cette attitude se retrouve dans les dialogues de Platon, comme elle inspirera, bien plus tard, le doute cartésien. Ce qui caractérise l'Europe, c'est l'esprit de libre examen, le fait d'être capable de se servir de son propre entendement. "Il n'y a pas de philosophes musulmans ? '', me direz-vous. On cite toujours les mêmes noms : Averroès (Ibn Roshd) et Avicenne (Ibn Sina). En fait, il s'agit avant tout de commentateurs d'Aristote. Pour avoir réclamé l'autonomie de la Raison, Averroès vit ses oeuvres brûler en public et il fut exilé. Il est donc bien peu représentatif de l'Islam ! Apprendre à penser ... pour ne pas se laisser bourrer le crâne par les nouveaux prédicateurs qui accumulent les astuces de la rhétorique, savoir déjouer les sophismes, dénoncer les ruptures des liens logiques ; et comme on ne peut penser qu'à travers une langue, apprendre d'abord aux enfants, aux adolescents a bien maîtriser leur langue, défendre le français, ne pas le laisser envahir par les américanismes ni maltraiter par les Beurs. Pour ce faire, au lieu d'encourager les enseignements de la "culture d'origine '' et de favoriser par là l'arabisation (et même l'islamisation), réintroduire le latin en classe de Sixième, redonner une place importante aux humanités, augmenter dans l'Éducation nationale le nombre d'heures de cours de philosophie et d'histoire de France et de l'Europe. Face a l'Islam qui est une théocratie, revendiquons la liberté de conscience comprise ici comme la liberté de choisir sa religion, la liberté de croire ou ne pas croire. En terre d'Islam, il n'existe pas de séparation entre le spirituel et le temporel, entre le religieux et le politique. Mahomet n'est pas seulement un prophète, mais un chef politique et un chef de guerre. Or, même si la religion chrétienne a constitué le ciment de l'Europe, on observe depuis environ deux cents ans, un processus de sécularisation, à ne pas confondre avec laïcisation, ce dernier terme présentant le double inconvénient : d'être trop exclusivement français et de sous-entendre une hostilité a l'égard de la religion, alors que par sécularisation, on entend un mouvement général d'émancipation de l'humanité européenne vis-à-vis de la tutelle religieuse. Le christianisme semble porter lui-même en germe cette émancipation : cf. les fameuses paroles du Christ dans l'Évangile selon Saint-Mathieu "Rendez a César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu''. Pendant trois siècles, le christianisme demeura une religion persécutée par l'État. Ce n'est qu'au IVème siècle, avec la conversion de Constantin, que les chrétiens purent détenir le pouvoir politique. Si dans les sociétés d' Ancien Régime l'État était confessionnel, n'admettant ni la pluralité des religions ni l'athéisme, aujourd'hui la liberté de conscience est reconnue par l'Église catholique elle-même depuis 1945. La foi est une démarche personnelle qui ne saurait être l'objet d'une contrainte quelconque du pouvoir politique. Comment ce processus de sécularisation s'est-il effectué ? Déjà en 1787, la Monarchie française avait accordé aux protestants une reconnaissance minimale. * 1789 : Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, article 10 : ' nul ne peut être inquiété pour ses opinions religieuses ''. Désormais, au regard de la loi, tous les Français, quels qu'ils soient, sont égaux. Ce n'est pas encore la laïcité. * 1905 : on assiste en France à la dernière étape de la sécularisation avec la loi de séparation de l'Église et de l'État. La religion est rejetée dans la sphère privée, du moins en théorie. Article 1er de cette loi : ' La République assure la liberté de conscience, elle garantit le libre exercice des cultes... ''. Il y a là quelque chose de contradictoire car reconnaître la liberté des cultes, c'est une façon d'admettre que la religion n'est pas une affaire privée puisqu'elle est désignée par son aspect social. Cet article 1er est interprété aujourd'hui par certains politiques (Robert Hue, Jean-PierreChevènement) de la façon suivante : pour que chacun puisse exercer le culte de son choix, l'État devrait construire des mosquées ! Les conditions de culte musulman sont alors dramatisées pour tenter de justifier une telle intervention des pouvoirs publics en sa faveur. On nous fait pleurer sur les caves, les garages servant de lieux de prière... Ils occultent un peu trop vite l'article 2 de la loi de séparation : "La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte...''. Face aux violences exercées en terre d'Islam sur certaines catégories d'individus, revendiquons le respect de la personne. Combien de scandales relatifs à des domestiques non payés, maltraités, condamnés a dormir à même le sol et qui ne sont parvenus a témoigner qu'après, souvent, des années d'enfer ! Quant aux femmes ! Si dans les pays musulmans trois catégories de gens ne bénéficient pas d'un véritable statut : les incroyants, les esclaves, les femmes, ce sont assurément les femmes les plus mal loties. En effet, l'esclave peut être affranchi, l'incroyant peut se convertir, seule la femme est vouée à rester éternellement ce qu'elle est...c'est-à-dire pas grand-chose! - la plupart des pays musulmans autorisent la polygamie ; - la répudiation unilatérale par le mari sans justification y demeure la règle ; (La Turquie, la Tunisie, le Sénégal font exception). - en cas d'héritage, la femme reçoit la moitié de ce qui revient à l'héritier mâle. Partout en terre d'Islam, la femme est victime de violences : battue, violée, séquestrée, voire même lapidée. Faut-il rappeler qu'en janvier 2001, au nord du Nigéria, une jeune femme ayant été violée a été condamnée par un tribunal islamique à être lapidée a mort pour adultère ! La femme n'est donc pas reconnue comme une personne. Qu'est-ce qu'une personne? - C'est d'abord une notion juridique (cf. Droit romain) Or, ' l'essence de la civilisation occidentale, c'est le Droit ''. (Samuel Huntington). Le Droit, c'est le refus de la violence. Le Droit, c'est ce qui réalise la justice et organise les rapports entre les hommes. Si dans la nature il n'y a que des forces : ' ce sont les gros poissons qui mangent les petits '', au contraire les sociétés humaines doivent être régies par le Droit. Or d'après l'Islam, I'homme ne peut légiférer : il n'existe qu'une loi, la loi divine et quiconque a passé quelques semaines dans un pays du Maghreb ou du Proche-Orient comprend vite que le musulman ne respecte que le plus fort : physiquement, socialement, économiquement. Dans nos démocraties, chacun étant supposé posséder assez de raison pour n'obéir qu'à soi-même, cela implique que chacun ne puisse être jugé que pour ce qu' il fait, et non en fonction de son origine sociale. Dans un discours intitulé : ' le Droit et la République '', Bruno MÉGRET déclarait ' Contrairement au Don Juan de Mozart, pour qui un gentilhomme du seul fait qu'il est gentilhomme ne peut être suspect de malhonnêteté, l'idéal républicain exclut que l'on juge quelqu'un en fonction de son appartenance à sa catégorie sociale. '' Le Droit n'est pas la permission : une femme est une personne juridique quand elle n'a pas à demander a son époux la permission de sortir du territoire. Le Droit n'est pas la morale. Il suppose deux personnes en conflit et un tiers désintéressé qui arbitre : le juge. Celui-ci doit être impartial, sans a priori, il se rapporte aux actes et non aux mobiles supposés. Il doit juger une conduite tangible et non les prétendus mobiles subjectifs. Or, le juge musulman (cadi) est partial; il privilégie l'homme par rapport à la femme, le musulman par rapport au dhimmi (non musulman) et surtout c'est un moralisateur, ce qui est contraire a notre philosophie du droit, laquelle insiste sur la nécessaire séparation du Droit et de la morale. Par ailleurs, les musulmans ne connaissent que deux réalités sociales : la Tribu et l'Umma (communauté des croyants musulmans du monde), les États étant le plus souvent des créations artificielles imposées plus ou moins par l' Occident. Il manque par conséquent la source principale du droit positif. - C'est ensuite une notion chrétienne. À ne pas confondre avec celle d'individu (cf. zoologie), qui est un élément d'une espèce. Selon la religion chrétienne, Dieu s'adresse a chaque être humain en particulier et reconnaît en lui une valeur infinie. Le christianisme a reconnu dans l'esclave une personne, alors que dans la Rome antique, celui-ci était privé de droits. Le respect de la personne de la femme est donc un héritage incontestable du christianisme. Cette religion a postulé l'égalité de l'homme et de la femme pour contracter mariage. Ce sacrement n'est reconnu valable que s'il est fondé sur le consentement libre des deux époux. - Notion philosophique enfin : Cf. Emmanuel Kant : 2ème formule de l'impératif catégorique ' Agis de telle sorte que tu traites l'humanité aussi bien dans ta personne qu'en celle d'autrui non pas comme un simple moyen mais comme une fin ''. La femme ne saurait être réduite à un ventre, un objet de consommation, ni même à une domestique. Aux Européennes de réapprendre à se respecter elles-mêmes afin de se faire respecter : hyper minijupes dans les rues, nombrils a l'air, strings dépassant les jeans taille basse : fantaisies qui apportent de l'eau au moulin des islamistes ! C'est notre civilisation qui a valorisé la femme, en a fait un objet d'amour. Déjà, Platon avait dans Le Banquet décrit l'amour comme un parcours initiatique vers l'absolu. Aimer quelqu'un, c'est aimer a travers lui une valeur dont il est dépositaire mais cet Autre était pour les Grecs, la plupart du temps, un jeune éphèbe, rarement une femme - parfois une hétaïre (prostituée de luxe) ou une esclave affranchie. L'épouse grecque est la mère des enfants et la surveillante des esclaves. Elle est destinée a assurer la descendance et maintenir l'ordre dans la maison. C'est avec le douzième siècle que l'amour courtois apparaît : le chevalier célèbre la Dame de ses pensées, aime d'un amour chaste la femme idéalisée. Toute une tradition littéraire idéalisera la Femme : Tristan et Iseut, Héloïse et Abélard, Roméo et Juliette. Béatrice fut adulée par Dante, Laure par Pétrarque et le poète allemand Novalis déclara bien avant Aragon que la femme est 'l'avenir de l'homme ''. Bien que l'on n'imagine guère Tristan et Iseut mariés, c'est aussi notre civilisation européenne qui valorise le mariage. Le viol comme la polygamie révèle que l'homme n'est pas encore capable d'appréhender la femme comme une personne. Face à l'expansion de l'Islam dans le monde et en Europe, fait incontestable compte tenu de la démographie galopante et de la soif de revanche de ces peuples, et des importants moyens financiers utilisés pour la propagande ; en dépit de la crise des valeurs dans laquelle notre civilisation est plongée depuis environ un siècle, crise spirituelle sans précédent, au-delà des pseudo-valeurs qui nous sont dictées par la pensée unique, quelles valeurs défendre ? Des valeurs propres a notre civilisation et non celles que nous pourrions avoir en commun avec l'Islam: sens de l'honneur, de la justice, pudeur. Ce serait en effet une grossière erreur que de croire que l'Islam est dépourvu de valeurs - seulement d'une part la hiérarchie entre les valeurs n'est pas la même : nous ne faisons pas de la pudeur une obsession, d'autre part certaines valeurs leur sont étrangères. Lesquelles ? - La liberté de conscience (à différencier de la liberté de culte), nous l'avons défini d'abord comme la liberté de penser par soi-même, puis comme la liberté de prier en privé la divinité de son choix. C'est ce que revendiquait déjà Socrate avec son ' démon'' (daïmon) : voilà pour l'héritage grec. - Le respect du Droit (héritage romain). - Le respect de la personne humaine et de la femme en particulier (héritage chrétien). Le combat contre l'islamisation doit demeurer l'objectif prioritaire du MNR. C'est ce qui nous différencie du FN, peu clair sur ce thème, comme de certaines mouvances d'extrême-droite, qui flirtent avec l'Islam. Pour défendre nos valeurs, il nous faut du courage, ce qui implique que nous surmontions la peur. Or, le courage n'est pas une valeur propre à notre civilisation : nulle part, on n'aime les lâches, partout on admire les héros. Mais le courage peut être au service du pire : un terroriste qui se fait exploser dans un avion de ligne en même temps que les passagers n'est pas dépourvu de courage. Cependant, son courage est au service du fanatisme, sa cause est déraisonnable. De plus, comme il espère en récompense le paradis d'Allah avec ses soixante-dix vierges, son courage n'est pas totalement désintéressé ! Notre courage, à nous Européens, est juste mesure, il n'est ni lâcheté ni témérité. Le lâche est victime de sa peur ; le téméraire est inconscient du danger. Notre courage est au service de justes valeurs et il est empreint de grandeur. Citons Shakespeare (Hamlet) : "Être grand, c'est soutenir une grande querelle ''. |