Paris - Babylone - 07/02/02 - Discours de Lysiane CHOUKROUN

La coranisation des lois
Discours au colloque "les femmes et l'islam"


Avec ses 1.500 mosquées officielles, ses 600 écoles coraniques scolarisant 35.000 étudiants, sa communauté de fidèles de l'ordre de 5 à 8 millions d'individus, la France est le pays d'Europe quantitativement, d'ores et déjà, le plus exposé à la menace islamique.

Mais cet aspect quantitatif, ainsi que la " sur-délinquance " afro-maghrébine qui découle de cette présence massive et arrogante de l'Islam sur notre sol, ne constituent somme toute qu'une facette du problème, la partie émergée de l'iceberg.

Car parallèlement, l'Islam a commencé à investir très concrètement l'édifice institutionnel français, c'est-à-dire l'armature légale qui garantit nos libertés de Françaises et de Français. On peut à juste titre parler de " coranisation " de lois françaises. Car même minoritaires, les musulmans tentent d'imposer leur loi, ou leur vision de la loi existante.

Les fidèles de Mohammed, même - et surtout - les plus radicaux, ont beau jeu d'utiliser chez nous, et contre nous, les techniques de culpabilisation antiraciste, les principes de tolérance et de " droit à la différence ". Ils s'appuient dans ce cas sur des campagnes d'opinion relayées par d'éternels " idiots utiles " et sur les failles de nos structures juridiques et constitutionnelles (lois Pleven et Gayssot laïcité, liberté de culte, etc.).

Et les premières victimes de ces coups de butoir de l'Islam contre nos lois, ce sont encore et toujours les femmes !
Souvenez-vous : la brèche s'ouvre en France il y a à peine plus de 10 ans, à Creil (Oise), le 5 octobre 1989, avec la première affaire du " foulard ".

Après une vaine tentative de résistance du proviseur du lycée et l'exclusion temporaire des jeunes filles voilées de son établissement, l'affaire sera exploitée par les ligues " antiracistes " avant d'être étouffée par un arrêt du Conseil d'Etat, qui sanctionnera a posteriori le zèle laïque du proviseur du lycée de Creil en admettant le port du foulard dans les établissements scolaires sous prétexte qu'il faudrait distinguer les signes d'attachement à une religion (que l'on ne saurait interdire) des signes " ostentatoires " et " prosélytes " (qu'il faudrait continuer d'interdire).

Mais c'est vraiment ne rien comprendre à l'Islam !
Le port du voile le hijab n'est pas une simple coutume dont l'interdiction serait assimilée à du racisme. C'est en réalité la marque visible de la barrière politico-culturelle qui sépare inexorablement la communauté musulmane du monde non-musulman. C'est le symbole de la discrimination au sens exact du terme que les musulmans entendent faire admettre et imposer en leur faveur, et au détriment des dhimmis que nous sommes !

Et ce n'est pas le moindre des paradoxes de voir certains militants du laïcisme défendre, au nom de la laïcité et de la tolérance religieuse, le port du voile dans les lycées et les lieux publics ! En tant que " républicains " anti-racistes, ils devraient en effet et en toute logique être favorables à l'intégration, voire à l'assimilation, et devraient donc être les premiers à combattre ce qui constitue un communautarisme ethno-religieux totalement étranger à la tradition républicaine et intégrationniste française.

Apparemment religieuse, l'affaire du foulard revêt en fait " une signification politique, voire géopolitique " ainsi que le souligne Yves Lacoste, qui précise : " à travers le comportement des jeunes filles, leur affirmation d'une identité islamique, symbolisée par le voile, c'est la question du pouvoir qui est posée, du pouvoir au sein du monde musulman français mais aussi, peut-être, d'un pouvoir spécifiquement musulman sur certains quartiers urbains soustraits au pouvoir civil français. "

En effet, depuis une dizaine d'années, le nombre de zones de non-droit a progressé aussi vite que le nombre de femmes voilées dans nos banlieues. Depuis cette date, malgré quelques sursauts d'honneur d'individus isolés, l'habitude a été prise : il y a maintenant, dans presque toutes les écoles de la République, des jeunes filles voilées (et parallèlement des jeunes filles violées, mais ce ne sont bien évidemment pas les mêmes).

Il n'y a pas qu'à l'école que la sacro-sainte " laïcité " est foulée aux pieds afin de complaire à nos hôtes du moment C'est toute l'organisation politico-administrative française qui est aujourd'hui, depuis le ministère de l'islamophile Chevènement, priée de s'adapter à l'avènement d'un pseudo-" islam à la française ". L'inscription de l'Islam dans nos institutions passe bien sûr par la création du Conseil français du culte musulman, qui va inclure comme partenaires officiels de l'Etat, par la volonté du gouvernement socialo-trotskiste, les organisations les plus extrémistes : les Frères musulmans via l'Union des organisations islamistes de France (UOIF), mais aussi le Tabligh, qui constitue pourtant le réseau de recrutement des talibanlieusards envoyés en Afghanistan et aujourd'hui détenus par les Américains avec la honte qui en découle pour nous tous Français !

Parallèlement à la mise en place de cette " Eglise " dont les surenchères vont rapidement être ingérables, le gouvernement a imposé aux communes, par voie législative ou réglementaire, de s'adapter à la pratique du culte musulman, c'est-à-dire :
- de favoriser la construction de mosquées en ne s'opposant pas aux permis de construire déposés par les associations islamiques ;
- de prévoir l'aménagement de " carrés musulmans " dans les cimetières communaux ;
- de concevoir les menus des cantines scolaires et les activités des écoles conformément aux préceptes du Coran, y compris en période de ramadan, etc.

Comme on le voit, c'est tout l'édifice institutionnel français, du haut vers le bas, qui se fissure et glisse vers un contre modèle communautariste d'inspiration anglo-saxonne, en rupture totale avec nos propres traditions juridiques et politiques.

On voudrait faire de chacune de nos communes des petits Beyrouth ou des petits Sarajevo et transformer la France en poudrière balkanique qu'on ne s'y prendrait pas autrement !

Et je pourrais multiplier les exemples des reculades officielles face à un Islam de plus en plus conquérant :
- C'est la reconnaissance de fait du statut de polygame par la sécurité sociale, puisque la caisse d'allocation familiale reconnaît les épouses supplémentaires comme " personnes à charge " ;
- C'est aussi la récente loi sur le divorce, votée à la quasi-unanimité par la représentation nationale, qui, en abolissant la notion de faute, permet la répudiation ;
- C'est le Conseil d'Etat, encore lui, qui a reconnu le 3 décembre dernier la validité d'une répudiation prononcée en Algérie au détriment d'une française, en arguant que cette décision était " conforme à la conception française de l'ordre public international ", et s'appliquait donc sur le territoire de la République !

Or tous ces abandons ne sont pas neutres ou indolores.
Et ce n'est pas le moindre des paradoxes de constater que c'est la gauche post-soixante-huitarde, hystériquement égalitariste et prétendument féministe, qui constitue l'avant-garde éclairée de cette colonisation à rebours.

Ce sont les mêmes qui prétendent " féminiser " de force la représentation politique par l'instauration de quotas aux élections ou qui prétendent lutter contre le " harcèlement sexuel " ou " moral " au travail et qui dans le même temps subventionnent les mosquées, reconnaissent les associations islamistes, encouragent donc le machisme, les discriminations et les violences faites aux femmes !
Non contents de collaborer avec l'occupant, ils tressent la corde pour se faire pendre Ce sont vraiment des " idiots utiles " : utiles à l'Islam, mais nuisibles à la France !

Car c'est ainsi que les lois qui devraient nous protéger nous livrent pieds et poings liés à la barbarie islamique. Chez nous, sur notre propre sol ! Nous, nous n'acceptons pas cette politique aveugle, lâche et finalement criminelle.
Nous sommes un certain nombre à nous souvenir de la terrible guerre que nous ont livrées les hordes musulmanes, à nous autres Européens, en Algérie mais aussi en métropole.

Nous avons souffert aussi pour nos amis chrétiens du Liban abandonnés aux couteaux des assassins.
Nous avons pleuré les souffrances infligées au peuple serbe et la réislamisation des Balkans. Mais aujourd'hui, nous avons assez souffert et pleuré : nous voulons nous battre ! Et avec le MNR, derrière Bruno Mégret, nous allons gagner !
http://www.m-n-r.net/discours78.htm