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Dossier du 05/06/04 Mariage homosexuel Quand le lobby gay devient petit bourgeois
Avec le "mariage" homosexuel pratiqué par M. Mamère, les militants homosexuels poussent leur action jusqu'à revendiquer pour eux le mariage autrefois qualifié de "petit-bourgeois". Le signe que la contestation des valeurs arrive au bout de son chemin et que le moment est venu de réaffirmer quelques valeurs fortes. À condition que le gouvernement ignore les gesticulations de M. Mamère et des militants du lobby homosexuel'...'
L'initiative de M. Mamère de célébrer dans sa mairie de Bègles ce que certains journalistes complaisants ont appelé "le premier mariage homosexuel" est à l'évidence pour l'intéressé une opération de provocation facile, destinée à lui rapporter gros en termes de publicité et de médias. À ce titre, elle ne méritait pas qu'on y attache beaucoup d'importance, d'autant qu'il n'est pas certain que cette revendication soit aussi largement partagée qu'on le dit par ceux qu'elle concerne. Mais, au-delà de son aspect un peu canularesque, l'opération de M. Mamère pose plusieurs problèmes de fond.
Le MNR contre le mariage homosexuel
Elle renvoie d'abord à la question des valeurs dans notre société. Car il n'y a pas de vie sociale équilibrée et harmonieuse sans un corps de valeurs suffisamment stable et reconnu par tous. Et si, bien sûr, une certaine tolérance doit exister à l'égard de ceux qui les contestent ou les transgressent, encore faut-il que les valeurs emportent l'adhésion d'une majorité et que la contestation soit marginale.
Lorsque, par le biais déformant des médias et par la faiblesse ou l'appétit de publicité des hommes publics, on donne l'impression que ce rapport est inversé, on crée dans la société une situation de trouble car plus aucun repère ne vient guider les hommes et structurer la société. Sur la question du mariage, ne soyons donc pas ambigüs comme certains personnages publics et notamment comme M. Le Pen qui s'est déclaré favorable au mariage homosexuel.
Le MNR y est, quant à lui, clairement opposé et il condamne l'initiative subversive de M. Mamère qui bafoue le droit de la république et les fondements naturels de notre civilisation.
À une époque où la natalité s'effondre et où la disparition des valeurs provoque de nombreux dérèglements sociaux, il est essentiel de conforter le mariage dans ses fondements traditionnels et de défendre sa vocation première au service des enfants.
S'il n'est pas question de juger de l'orientation sexuelle des personnes dès lors qu'elle concerne la vie privée d'adultes consentants, il importe cependant de rappeler que la famille, composée d'un homme et d'une femme, ainsi que des enfants qu'ils engendrent, a, de tout temps, constitué dans notre civilisation la cellule de base de la société.
Une contestation qui revendique ce qu'elle rejetait
Cette réaffirmation de nos valeurs est d'autant plus nécessaire que leur contestation est allée si loin qu'elle atteint maintenant le ridicule, sinon l'absurde.
Comment ne pas s'interroger en effet sur la démarche du lobby homosexuel en faveur du mariage ? On pouvait penser que les militants homosexuels pratiquaient, dans "la défense de leurs droits", une contestation globale des normes sociales autrefois qualifiées de petites-bourgeoises.
Il est donc consternant de voir les opposants les plus déterminés à l'ordre traditionnel revendiquer pour eux une institution qu'ils n'ont cessé de contester. Et quoi de plus étonnant que de voir ces couples homosexuels complaisamment médiatisés revendiquer une vie rangée faite de ces tâches ménagères qui constituaient naguère l'apanage de celles qu'ils appelaient "bobonnes". Ceux qui sortaient des sentiers battus, qui recherchaient des plaisirs plus secrets et qui contrariaient l'ordre social revendiquent maintenant le statut ordinaire des couples petits-bourgeois.
La contestation est allée si loin qu'elle tourne en rond en revendiquant ce qu'elle contestait. Sans doute est-ce là le signe que notre pays est arrivé au bout du chemin dans la mise en cause de ses valeurs. Celle-ci a été poussée si loin que ceux qui s'y livrent ne peuvent plus rien revendiquer sans tomber dans l'excès ou le ridicule. Sans les médias qui sont leurs relais privilégiés, il ne resterait sans doute plus que quelques militants en mal de cause dont les revendications ont toutes abouti et qui veulent exister en les poussant jusqu'à l'absurde.
Il est dès lors essentiel d'ignorer ces initiatives, comme celle de M. Mamère qui n'est rien d'autre qu'une pitoyable manoeuvre d'autopromotion. Le gouvernement serait donc bien inspiré de ne donner aucune importance à cette agitation et surtout de ne lui donner aucune suite législative.
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