Dossier du 20/06/04 EDF : panique chez les soviets Les apparatchick communistes redoutent de perdre le contrôle d'EDF et de GDF bastions historiques du PC et de la CGT
Depuis des mois, les communistes redoutent qu'EDF et GDF, leurs bastions historiques, ne finissent par leur échapper. Sous couvert de défendre le service public, la CGT et le PC protègent des revenus colossaux, produits du racket des usagers des deux entreprises publiques.
Cotisation au PC obligatoire pour tous !
Depuis presque soixante ans, le PC a mis la main sur EDF et rackette les usagers par l'intermédiaire de son comité d'entreprise. Le CCAS prélève en effet 1% du montant des ventes d'électricité et de gaz en France. Bastion de la CGT, il recueille ainsi quatre cents millions d'euros par an. Les plaintes abondent concernant sa gestion : contrats surfacturés, irrégularités lourdes, emplois fictifs, participation à la campagne présidentielle de Robert Hue en 2002... qui ont entraîné un rapport accablant du Parquet de Paris et une information judiciaire contre X en février dernier. C'est dans ce contexte qu'en 1996, l'Europe a exigé que la France ouvre le marché de l'énergie à la concurrence et mette fin au monopole d'EDF. Après les grandes entreprises, toutes les sociétés pourront s'adresser à d'autres distributeurs dès le 1er juillet. Les particuliers suivront en 2007. Pour faire face à cette situation nouvelle, pour se diversifier et devenir concurentielle, l'EDF doit donc changer ses statuts et ouvrir son capital, ce qui a provoqué l'inquiétude de la CGT préoccupée de ne pas laisser échapper cette manne.
L'ouverture à la concurrence : une liberté de choix bienvenue
C'est pourquoi tout ce que la France compte de communistes s'est lancé dans la bataille. Avec l'aide de certains médias, une vaste campagne de désinformation a été organisée. Les arguments les plus grossiers ont été avancés pour faire peur aux utilisateurs. De ''l'exception énergétique'', à l'augmentation des prix, en passant par l'abandon des petits abonnés, tout y est passé. Frédéric Imbrecht, le responsable CGT de l'EDF, est même venu expliquer que son entreprise était florissante et... bien gérée, oubliant ses vingt-quatre milliards d'euros de dettes, garantis par l'État. Pourtant, l'électricité n'est pas plus exceptionnelle que le pétrole, l'eau, les médicaments, le téléphone ou l'armement. La concurrence n'a jamais fait monter les prix et, quant aux abonnés peu rentables, EDF conservant le monopole de la production et sa filiale RTE celui du transport d'électricité, on ne voit pas pourquoi ils seraient délaissés. Enfin, avec une parfaite mauvaise foi, la CGT a entretenu la confusion entre le changement de statut de l'entreprise et celui de ses agents, certes très enviable, mais que personne ne remet en question. Cinq cent mille passagers bloqués dans les gares le 7 juin dernier, coupures de courant sauvages et à la tête du client, etc., tous les moyens sont bons pour que perdure une réalité scandaleuse contre laquelle, malgré leur réforme, ni Raffarin ni Sarkozy n'ont osé s'élever. Pour le MNR, la vraie bonne nouvelle concernant l'avenir d'EDF, ce sera de pouvoir échapper à cette contribution forcée aux organisations communistes.
Quelques chiffres
EDF
- Chiffre d'affaires : 45 Md Euros
- 110 000 agents en France
- Dette: 24 Md Euros
- Bénéfices: 857 M Euros
CCAS (Caisse centrale d'activités sociales)
- 3 700 employés (dont 1000 mis à disposition par EDF et GDF),
- reçoit 400 M Euros par an (soit 1% des ventes d'électricité et de gaz en France).
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