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Dossier du 19/03/02 Le 19 mars 1962 Une date pour séduire les Beurs
Réception du président Bouteflika au Parlement, orchestration du procès Aussaresses, apposition par le maire socialiste de Paris d'un plaque à la mémoire des seules victimes algériennes de la manifestation organisée le 17 octobre 1961 par les terroristes du FLN et maintenant choix du 19 mars pour commémorer la guerre d'Algérie... Pour séduire l'électorat beur, la gauche n'hésite pas à traîner la France dans la boue.
Lorsqu'en juin 2000, le président algérien Bouteflika avait demandé, du haut du perchoir de l'Assemblée nationale française, que la France reconnaisse ''la lourde dette morale des anciennes métropoles envers leurs administrés de jadis'', certainement n'imaginait-il pas la célérité avec laquelle les députés français allaient lui donner entière satisfaction. Car moins de deux ans plus tard, le choix du 19 mars 1962 pour commémorer la guerre d'Algérie a tout d'une déclaration officielle de repentance.
Célébration masochiste
Le 19 mars n'est-il pas la date à laquelle l'Etat algérien célèbre officiellement la victoire sur... la France ? Comme l'écrivait Bruno Mégret dans une récente déclaration conjointe avec le Colonel Masselot, figure de l'Algérie française ''commémorer le 19 mars 1962 est pour la France aussi absurde et odieux que de commémorer Azincourt, Waterloo ou la débâcle de juin 1940.'' En choisissant la date du 19 mars 1962, les députés français - essentiellement de gauche mais pas seulement - épousent donc la version FLN de l'histoire.
Mémoire sélective
De la sorte, ils passent sous silence toutes les exactions postérieures à cette date commises par le FLN à l'encontre de la communauté pied-noire et des harkis, contraints à ''choisir entre la valise et le cercueil.'' Oubliés l'extermination délibérée de plus de 100 000 harkis et musulmans fidèles à la France. Oubliés les massacres de juillet 62 qui causèrent, dans la seule ville d'Oran, la mort de milliers de civils Français. On comprend dès lors que la totalité des associations de rapatriés et toutes les associations françaises d'anciens combattants, à l'exception de celle d'obédience gauchiste, aient considéré le choix du 19 mars comme un affront fait aux morts et à l'histoire.
Arithmétique électorale
Mais les socialistes et communistes n'en ont cure. Comme toujours, l'histoire n'est pour eux qu'une arme de guerre idéologique et politique. Et leur tripatouillages historiques ne sont que le reflet de leurs manoeuvres électoralistes. Comme le remarquait Bruno Mégret et ses amis, venus apporter leur soutien aux associations de rapatriés et d'anciens combattants rassemblés en signe de protestation aux abords de l'assemblée nationale. ''Pour la gauche, l'honneur de la France et le respect dû aux morts ne pèsent rien en regard des gros bataillons de l'électorat beur.'' Voilà pourquoi, ce nouvel affront fait à la France ne pourra être lavé que dans les urnes. En chassant la gauche et ses supplétifs de la fausse droite.
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