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Dossiers - 26/10/01 - Privatisation des autoroutes Un véritable impôt cagnotte Acte 1 C'était une belle histoire : la France des années 60-70 avait un retard en équipement autoroutier. La solution fut vite trouvée : l'Etat créa des concessions, confiées à des Sociétés autoroutières dont il détenait la majeure partie du capital. Ces concessions devaient faire payer aux automobilistes un péage avec lequel elles financeraient le remboursement des emprunts lancés pour construire. Lorsque les emprunts seraient payés en totalité, le péage serait supprimé ou revu à la baisse puisqu'il ne resterait que l'entretien des dites autoroutes à financer. Acte 2 L'usager s'étant habitué à payer il pouvait bien continuer et les bénéfices issus des concessions, prolongés alors même que l'emprunt était remboursé, seraient finalement affectés à la construction de nouvelles autoroutes puis, pourquoi pas, à d'autres infrastructures, ferroviaires par exemple. Acte 3 Le 28 mars 2001, la France se met en conformité avec la nécessaire mise en concurrence imposée par l'Union européenne. Ainsi le produit des péages ne pourra plus servir à financer les nouveaux tronçons qui devront faire l'objet d'appels d'offre européens et d'un financement ad hoc. Acte 4 La société ASF (Autoroutes du Sud de la France) voit ses profits présents et à venir grimper très rapidement sur le dos des usagers qui paient maintenant un véritable impôt déguisé. C'est le moment que choisit le gouvernement pour vendre les actions à un prix d'autant plus élevé qu'il est fondé sur de forts profits. Acte 5 Apparemment, voici le mot d'ordre du gouvernement socialiste : " transformez tous les impôts en bénéfices grâce à des sociétés fictives puis revendez les sociétés. Faux-monneyeurs de tous pays, unissez-vous à Fabius et à Jospin : le temps de l'impôt-cagnotte est arrivé. " Mais ces faits délictueux sont déjà couverts par l'autoamnistie ! Philippe MILLIAU secrétaire national aux affaires économiques, conseiller régional d'Ile-de-France |