Événement, le 17/11/02 CN : Nouveau départ Conseil national de Paris Vaugirard
Le 17 novembre 2003, le conseil national du MNR s'est réuni à Paris. Dans un esprit de respect mutuel et de camaraderie, l'écrasante majorité des délégués a élu une nouvelle équipe, fixé notre ligne pour les années qui viennent et adopté un plan d'action concret et volontariste.
En clair, le MNR a décidé de dire non à la fatalité et au desespoir. Il a affirmé sa foi dans la France et dans l'Europe. Même si la situation de notre pays est très grave, rien n'est perdu et le mouvement doit se maintenir pour saisir toutes les occasions d'assurer le renouveau et mettre ses idées au service de la France.
Ce conseil national, réunissant près de 300 membres, a été, à bien des égards, un moment important de l'histoire de notre jeune mouvement à la fois par la haute tenue des débats et par la portée des décisions qui ont été prises. La matinée a été consacrée au rapport d'Yves Dupont sur les questionnaires remis aux cadres et à un exposé d'Alain Vauzelle sur la situation financière du mouvement, suivi d'un débat. Puis Bruno Mégret a ensuite longuement expliqué pourquoi le MNR doit continuer le combat et a exposé les conditions dans lesquelles il peut le poursuivre. L'après-midi a été consacrée à un débat très nourri, sans langue de bois, où certaines critiques et divergences de vue ont été clairement exposées. Chacun des 40 intervenants inscrits a pu s'exprimer dans un esprit de franchise et de camaraderie.
Bruno Mégret a conclu les débats en présentant un plan d'action de 12 points à mener conformément à la Charte de Marignane et dans l'esprit de son discours de Périgueux. Une motion a ensuite été proposée à un vote bloqué sous la responsabilité du Président. Celle-ci a été adoptée à l'unanimité des 273 inscrits moins 11 ''non'' et 17 ''abstentions''. Les résultats du vote du bureau national ont ensuite été présentés par Olivier Pichon et les conseillers nationaux ont pu se séparer, en ayant doté le mouvement d'une nouvelle équipe, d'une ligne politique et d'un plan d'action.
Dépêches AFP
17/11/2002 20h28 - AFP - MNR - POLITIQUE
Bruno Mégret veut "redémarrer" le MNR
PARIS, 17 nov (AFP) - Le président du Mouvement national républicain (MNR) Bruno Mégret a affirmé dimanche vouloir "redémarrer" son parti, à l'issue d'un conseil national destiné à faire le point sur sa situation tant politique que financière et à procéder à des nominations pour remplacer les démissionnaires.
"Avec de la patience et de la ténacité tout reste possible pour nous", a déclaré M. Mégret, qui a imputé ses échecs électoraux à des "raisons conjoncturelles", à savoir notamment l'échec de Lionel Jospin à disputer le second tour de la présidentielle. Le MNR n'a obtenu que 2,34% des voix au premier tour, 1,08% aux législatives, et a perdu la mairie de Vitrolles.
Sur le plan politique, M. Mégret a réaffirmé "la ligne de Périgueux", c'est-à-dire "un positionnement à droite en rupture avec l'extrême droite". Il a précisé qu'il visait à rassembler "une large fraction du FN et beaucoup de décus de l'UMP", parti "qui va s'aligner sur la gauche" selon lui. "Un mouvement qui est à 1% a pour vocation de prendre des voix à d'autres", a-t-il reconnu.
Il a présenté un nouvel état-major national pour remplacer le triumvirat désormais vacant que constituaient le vice-président Serge Martinez, parti dès 2000, le délégué général Jean-Yves Le Gallou, qui n'a pas sollicité son renouvellement dimanche, et le secrétaire général Franck Timmermans, démissionnaire en septembre. A leur place figurent désormais deux vice-présidents, Yves Dupont (chargé du projet politique) et Bertrand Robert (chargé de l'action politique) ainsi qu'une secrétaire générale, Annick Martin. Seul le trésorier Alain Vauzelle reste inchangé.
En outre, un nouveau bureau national de 23 membres a été élu en remplacement du précédent dont il ne restait plus, après les démissions, que 13 membres sur 24. Le MNR ne compte plus que 80 conseillers régionaux sur 130 élus, mais "certains vont tirer les conclusions de ce conseil national et il y aura peut-être encore quelques démissions juste après", a soutenu M. Mégret.
Bruno Mégret a affirmé avoir "stabilisé la situation" financière de son parti mais aucun chiffre n'a été communiqué car "nous avons commencé à renégocier avec nos fournisseurs des étalements et des rabais, afin de mettre en place un plan d'apurement de la dette sur 5 ans".
Après le rejet de ses comptes de campagne présidentielle, qui ne seront donc pas remboursés, M. Mégret reconnaissait début octobre un endettement de 4,7 millions d'euros face à des rentrées totales attendues sur cinq ans de 3,2 M EUR.
axt/df/reb
AFP
18/11/2002 18h18 - AFP - MNR-POLITIQUE
Origine : France
Bruno Mégret donne son positionnement politique
PARIS, 18 nov (AFP) - Le président du Mouvement National Républicain (MNR) Bruno Mégret a tenté dimanche lors d'un conseil national de relancer son parti en proclamant (...) une "vraie droite" distincte de l'extrême-droite et tout autant de l'UMP. (...)
Son nouvel état-major sera désormais composé de deux vice-présidents, Yves Dupont (chargé du projet politique) et Bertrand Robert (chargé de l'action politique) ainsi que d'une secrétaire générale, Annick Martin. Seul le trésorier Alain Vauzelle reste inchangé. En outre, un nouveau bureau national de 23 membres - dont seulement dix anciens - a été élu en remplacement du précédent dont il ne restait plus, après les démissions, que 13 membres sur 24.
M. Mégret a dénoncé les méfaits de l'immigration en soulignant que "le gouvernement de M. Raffarin s'est clairement aligné sur la gauche en matière d'immigration", mais a précisé que, par rapport à l'extrême-droite, "nous avons une vision plus réaliste sur l'immigration, nous prenons en compte l'existence d'une bonne immigration, qui s'assimile à notre peuple et respecte nos lois coutumes et identité".
"Un mouvement qui est à 1% a pour vocation de prendre des voix à d'autres", a-t-il reconnu. Il a précisé qu'il visait à rassembler "une large fraction du FN et beaucoup de décus de l'UMP". Côté FN, les militants de longue date n'ont déjà pas suivi Bruno Mégret en 1999 par loyauté au "vieux chef". Il est peu probable qu'ils rejoignent, après le succés du 21 avril 2002, l'homme par qui la scission est arrivée. Le FN a également attiré des militants venus de la gauche, à l'opposé du programme économique libéral du MNR. Si des déçus de l'UMP cherchent à se raccrocher à des formations dans les mois ou les années qui viennent, ils trouveront outre le MNR, des partis plus anciens comme le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers ou le Rassemblement pour la France (RPF) de Charles Pasqua, d'apparence plus "politiquement correcte".
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AFP
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