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Dossier du 10/02/01 Priorité à la sécurité Pour rompre avec 20 ans d'insécurité, il faut rompre avec la classe politicienne qui en porte la responsabilité.
Comme à chaque veille d'élection, les politiciens de l'Etablissement font mine de découvrir l'insécurité dont souffrent les Français, et promettent que cette fois ils vont réagir. Mais les solutions qu'ils préconisent visent essentiellement à renforcer encore la prévention, c'est à dire à donner davantage de subventions à l'immigration et plus de droits aux délinquants. Car ceux-là même qui, tels Jospin ou Chirac, prétendent aujourd'hui prendre des mesures énergiques sont ceux qui ont adopté voici quelques semaines seulement la loi sur la présomption d'innoncence qui va jusqu'à ôter aux policiers le droit d'interroger les criminels et les délinquants qu'ils arrêtent ! Pour rompre avec 20 ans d'explosion de l'insécurité, il n'y a donc pas d'autre solution que de rompre avec la classe politicienne qui en porte la responsabilité. Et ce, dès les prochaines élections municipales.
Explosion des crimes et délits
Malgré ses tours de passe-passe statistiques, le ministère de l'Intérieur ne parvient pas à masquer l'explosion de la délinquance. Ainsi, l'année dernière, quelque 50 000 actes de violence urbaine ont été enregistrés, soit 20 % de plus qu'en 1999. Mais c'est l'évolution sur la décennie entière qui donne la pleine mesure de la montée de la barbarie. Entre 1991 et 2000, les crimes et délits contre les personnes ont augmenté de plus de 60 % et les vols avec violence de plus de 50 %. Or, tous ces chiffres ne prennent en compte que les crimes et délits recensés par les services de l'Etat, excluant par là tous les faits ne donnant pas lieu à une plainte en bonne et due forme. Tant et si bien que pour l'institut des hautes études de la sécurité intérieure, qui préfère procéder par enquêtes auprès des victimes, le chiffre réel de l'insécurité serait "cinq fois supérieur" à celui publié par le ministère de l'Intérieur.
La place des "jeunes"
Signe des causes réelles de cette évolution : la part prise dans l'insécurité par les moins de 18 ans, les fameux "jeunes" dont parlent les médias. Ces derniers sont désormais à l'origine de 25 % des crimes et délits, et même de 50 % des violences urbaines. Plus significatif encore pour la seule région parisienne : les "agressions à caractère sexuel" liées au "phénomène de bandes" se livrant à "des viols collectifs" a augmenté de 46 % en 5 ans ; les agressions sexuelles commises par des "jeunes" sur d'autres mineurs connaissant sur la même période une progression de 84 %.
Aucune ville n'est plus épargnée
Le cliché de la banlieue de grande ville livrée à l'insécurité est périmé. Non pas que le problème ait été résolu, mais les villes moyennes et les sous-préfectures rurales ne sont désormais plus épargnées. En 1993, les Renseignements généraux répertoriaient 425 quartiers frappés de violences urbaines. Il y en aurait aujourd'hui plus de mille... De même, comme en témoigne l'explosion des agressions commises contre les enseignants ou les personnels hospitaliers, la violence s'est banalisée au coeur même de ces lieux jadis considérés comme des sanctuaires.
Le grand banditisme renaît dans les cités
Alors qu'on le croyait en perte de vitesse, le grand banditisme renaît de ses cendres. Outre les attaques de fourgons blindés, au cours desquelles quinze convoyeurs ont été grièvement blessés et cinq tués, quelque 745 banques ont été victimes de braquages. Selon les services de police, cette évolution est due à la disparition de la frontière entre petite délinquance et grand banditisme, de nombreux petits caïds de banlieues passant rapidement de la délinquance à la criminalité et au banditisme.
Laxisme des autorités et impunité des voyous
Depuis dix ans que l'insécurité explose, les autorités publiques ont été incapables de prendre les mesures nécesssaires pour rétablir l'ordre républicain. Du fait de leur laxisme et du manque de moyens attribués aux forces de l'ordre, seuls 28 % des crimes et délits sont aujourd'hui élucidés en France. Près de 75 % des crimes et délits ne sont donc jamais sanctionnés. Une tendance appelée à s'aggraver du fait de la nouvelle loi sur la présomption d'innocence, qui permet aux voyous de ne pas répondre aux questions que leurs posent les policiers lors des gardes à vue... Si l'on ajoute à cela les peines dérisoires qui sont prononcées à l'encontre des rares crimes et délits élucidés, on comprend le sentiment d'impunité dont jouissent aujourd'hui les voyous. On est bien loin de la fameuse "tolérance zéro" dont prétendent maintenant s'inspirer certains membres de la classe politicienne...
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