Dossiers - 03/03/00 - Pour la sécurité alimentaire

Bruno Mégret défend la qualité et la sécurité alimentaire au salon de l'agriculture

Le thème du Salon de l'Agriculture 2000 est particulièrement d'actualité. La sécurité et la qualité alimentaires sont en effet un des grands défis de ce siècle.

La mondialisation contre la qualité
La France dispose d'un formidable potentiel agricole : des agriculteurs extrêmement compétents et travailleurs, des produits et des bêtes de grande qualité, des sols riches. Mais la mondialisation actuelle entraîne la frénésie des échanges pour le plus grand profit des multinationales. L'industrialisation des procédés de fabrication et des pratiques agricoles, instaurée par les industries agroalimentaires et qui entraîne pollutions, stérilisation des sols et modifications climatiques, augmente de façon considérable les risques d'accidents graves touchant un très grand nombre de consommateurs.

Les contrôles et l'amélioration des procédures de fabrication n'empêchent pas les inévitables erreurs humaines. Les problèmes techniques (rupture de la chaîne du froid, conditions de stockage et de transport, manipulations), sans oublier les trafics en tout genre d'autant plus difficiles à contrôler que l'on supprime les frontières, seront de plus en plus redoutables et sur une échelle de plus en plus vaste.

La grande distribution, même s'il n'est pas question de la mettre exlusivement en cause, participe à cette "massification". Après avoir été bénéfique pour le consommateur en terme de prix, les concentrations en cours font peu à peu disparaître cet avantage.

Sauvegardons la qualité française

Afin de sauvegarder le travail des agriculteurs et la tradition française d'une agriculture de terroir, garante du "bien-manger", face aux multinationales agroalimentaires, le MNR propose :

- de promouvoir les circuits courts de distribution, y compris pour la grande distribution, par une politique fiscale et réglementaire appropriée ;
- d'encourager une politique de labels et de certifications de qualité par des prix rémunérateurs, des charges diminuées et une défense juridique contre toute tentative d'imitation, selon le système des brevets ;
- de promouvoir l'agriculture biologique qui est un créneau d'avenir ;
- de défendre les productions traditionnelles et l'art culinaire français dont les effets bénéfiques pour la santé ne sont plus à prouver.

Afin de respecter les lois de la vie, le MNR propose :

- d'interdire les OGM et les viandes aux hormones de croissance ;
- de ne pas inciter les éleveurs à distribuer des farines de viande à des herbivores ;
- d'encourager les recherches pour améliorer les résultats de l'agriculture biologique qui, contrairement à une idée reçue, est une agriculture très technique ;
- de permettre la biodiversité des espèces animales et végétales en réglementant les monopoles de fait qui s'installent, notamment en matière de semences ou d'insémination artificielle.

Afin que les agriculteurs qui se sont investis dans une démarche de qualité puissent vivre de leur travail, le MNR propose :

- de rétablir des écluses douanières pour les produits que nous possédons en autosuffisance, au moins pendant les périodes de production ;
- de taxer les produits importés qui ne respectent pas nos réglements comme les résidus de pesticides ou les produits résultant de pratiques culturales antinaturelles.

Pour le Mouvement national républicain et Bruno Mégret, il est urgent de reprendre conscience des spécificités de l'agriculture. L'agriculture travaille sur la vie et ne peut donc entrer sans risque majeur dans un système de compétitivité mondiale basé sur des échanges de produits industriels composés de matériaux inertes. Les agriculteurs français et l'ensemble du peuple français doivent pouvoir gérer leur propre sécurité alimentaire sans être entravés par les lois bruxelloises ni la pression des multinationales.
http://www.m-n-r.net/news321.htm