Événement, le 09/04/05 Colloque sur la civilisation Troisième colloque "Avenir de l'Europe" sur le thème : "La civilisation, le nouvel enjeu?"
''La civilisation, le nouvel enjeu?'', tel était le thème du colloque organisé par le Mouvement national républicain et clôturé par Bruno Mégret. Au fil de leurs interventions, les orateurs ont démontré que, loin de constituer une notion abstraite et intellectuelle, la civilisation est devenue le nouvel enjeu majeur du combat politique.
La civilisation se définit comme un ensemble de communautés qui partagent une même vision du monde, un même système de valeurs, une même conception de l'homme et de la vie. Et alors qu'autrefois la civilisation transcendait les nations et que celles-ci restaient les acteurs privilégiés de l'histoire et de la politique, l'on assiste aujourd'hui à un bouleversement de cette échelle : avec la crise des nations, ce sont les civilisations qui, de plus en plus, déterminent notre avenir.
Sous l'effet de la mondialisation culturelle, économique et politique, les nations européennes perdent peu à peu leur légitimité et cessent d'être des acteurs politiques. Mais dans le même temps, des identités très fortes se réveillent sur d'autres continents, comme la Chine, l'Inde, les pays islamiques ou l'Amérique du Sud avec le Brésil, sans oublier bien sûr les États-Unis. Une nouvelle réalité multipolaire est en train de s'imposer, celle du choc des civilisations où les rivalités, les conflits et les alliances s'organisent en fonction de grands pôles civilisationnels.
Le XXI° siècle voit donc l'avènement des civilisations comme vecteurs de l'histoire et de la politique. Or, dans cette nouvelle configuration, l'Europe est en décalage : alors que la plupart des autres civilisations sont déjà érigées en États et qu'elles disposent de la puissance politique pour pouvoir s'imposer sur la scène internationale, l'Europe se trouve être la seule civilisation à ne pas avoir d'expression politique véritable. Car ni la construction bruxelloise, qui étouffe l'Europe, ni la constitution soumise à référendum, qui ne la définit pas et qui ne lui donne pas les moyens de la puissance, ne répondent aux exigences du monde actuel.
Sans qu'il soit bien sûr question d'abandonner les nations, il est donc temps de donner à notre civilisation une dimension politique pour la hisser au niveau des autres. Il faut pour cela revaloriser l'identité européenne, à travers les valeurs de liberté et de respect de la personne, de dépassement de soi et d'invention, de sens de la mesure et de l'harmonie. Il faut également préserver les peuples européens d'une immigration massive et redonner vigueur à leur identité qui vient de leurs racines grecquo-latines notamment mais aussi du christianisme qui a façonné notre civilisation pendant quinze siècles. Il faut enfin refonder totalement le projet de l'Europe autour de l'impératif de puissance démographique, scientifique, industrielle, monétaire et militaire.
Pour le MNR, la survie de la France est conditionnée par la survie de la civilisation européenne et chrétienne. Son combat est donc autant civilisationnel que national, autant européen que français.
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