08/09/06 - Un système en fin de cycle



Notre nation possède toujours un avenir et peut connaître à nouveau une période faste. Et, en l'affirmant, je ne crois pas perdre le sens des réalités ni céder à un optimisme de convenance.

La classe politique et la pensée unique sont responsables de nos maux
C'est de la nature même du processus délétère dont notre nation est actuellement la victime que vient mon optimisme. Car, si tous les maux qui l'assaillent résultaient de forces extérieures s'imposant à nous sans que nous puissions nous y opposer, notre nation en effet ne pourrait que succomber. Mais tel n'est pas le cas. Les fléaux qui accablent la France sont pour l'essentiel le produit d'une idéologie patiemment mise en oeuvre par l'oligarchie qui nous gouverne. Les maux dont nous souffrons ne sont que les fruits vénéneux de la pensée unique et les résultats désastreux de la politique menée par le système.

Si la France se porte mal, c'est parce que, depuis des années, on la soumet aux préceptes du mondialisme et du socialisme, parce qu'on veut à tout prix niveler une société qui ne peut l'être, intégrer des populations inintégrables, construire une Europe qui n'a rien d'européen et s'ouvrir sans réserve à une mondialisation qui n'a rien de bénéfique. Notre nation souffre donc de l'action et des idées néfastes de ceux qui la dirigent.

Dès lors, il n'y a pas de fatalité. Si les responsables des troubles que nous subissons perdent leur pouvoir et leur idéologie son influence, tout redevient possible. Car ce qui a été réalisé ou, plutôt, détruit par certains, peut être corrigé et reconstruit par d'autres.

Les idées de la pensée unique se fracassent sur la réalité
Sur le terrain idéologique, quatre idées fondamentales structurent la pensée unique : ''l'exclusion est le mal absolu'', ''l'intégration ça marche'', ''la mondialisation est bénéfique'' et ''l'Europe de Bruxelles est notre avenir.'' Tout tourne autour de ces postulats. Or, il s'agit d'idées fausses.

Ainsi l'immigration ne devait pas être un problème car l'intégration allait fonctionner, mais les banlieues s'embrasent et l'islam montre tous les jours qu'avec lui, la société se communautarise. La mondialisation devait être bénéfique, mais les délocalisations, la précarité et le chômage prouvent qu'elle est porteuse de terribles épreuves. L'Europe bruxelloise devait être notre avenir, mais la volonté de faire entrer la Turquie dans l'Union montre que cette entreprise n'a rien d'européen. Les idées phares de l'intelligentsia s'en trouvent bien obscurcies.

La pensée unique est donc fondée sur des principes erronés qui ne tiennent pas face aux réalités. L'édifice politique et intellectuel qu'a construit le système repose sur du sable et se révèle d'une grande fragilité. Le politiquement correct est donc vulnérable et sa vulnérabilité augmente à mesure que les Français découvrent l'imposture des idées qu'il véhicule.

La classe politique est de plus en plus discréditée
Quant à la classe dirigeante, elle ne peut plus dissimuler sa déliquescence. Les hommes politiques qui sont censés agir au service du peuple et de la nation n'ont plus de réel pouvoir. L'intelligentsia a perdu toute légitimité. Largement animée par la gauche et les soixante-huitards, elle est confrontée à son échec et n'a plus rien à proposer. La situation s'est par ailleurs tellement dégradée que la prééminence va au médiatique et au judiciaire. Or un régime démocratique comme le nôtre repose sur l'équilibre des pouvoirs. Les médias exercent une influence, la justice un contrôle, tandis qu'il revient aux politiques d'agir, de décider et de trancher. Mais, que cet équilibre se trouve rompu, que l'influence et le contrôle l'emportent sur l'action, et c'est la paralysie qui gagne la société. Lorsque le pouvoir de décision est bridé, plus rien ne peut être réalisé car les pouvoirs d'influence et de contrôle, qui prennent le pas, ne peuvent, par nature, rien entreprendre ni rien accomplir. Voilà pourquoi notre pays se trouve inhibé face aux défis qui lui sont lancés et ne fait plus que subir, incapable de prendre des initiatives audacieuses et d'accomplir de grandes oeuvres. Comment pourrait-il en être autrement alors qu'il a perdu son centre naturel de pouvoir au profit d'institutions impuissantes à agir sur le réel ?

Les idées dominantes sont en déclin, la classe dirigeante est en crise : tout peut changer
Le système qui gouverne la France depuis des décennies et qui est à l'origine de tous ses maux se trouve donc maintenant frappé de discrédit et approche de sa fin. Les idées qui ont provoqué le déclin sont elles-mêmes en déclin. La classe dirigeante qui est responsable de la crise est elle-même en crise. Dès lors, tout peut changer.
http://www.m-n-r.net/news543.htm