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La
France à l'endroit
Sommaire :
Introduction:
Le courage de dire non
Chapitre
1: Le monde à l'envers
Chapitre
2: En démocratie surveillée
Chapitre
3: Le rassemblement national
Chapitre
4: L'impératif du renouveau
Chapitre
5: La remise en ordre
Chapitre
6: L'avenir est ouvert
Conclusion: Le temps du
réveil
Chapitre 1
Le monde à l'envers
Le désordre ! Sans
doute est-ce hélas le mot qui qualifie le mieux
l'état de la société française
d'aujourd'hui. Une situation qui est bien sûr illustrée
de façon dramatique par la montée de la
violence et de la criminalité mais qui, plus profondément,
résulte de la dégénérescence
des règles et des institutions qui fondent notre
nation. Comme si le monde avait basculé et que
beaucoup des idées bénéfiques qui
ordonnaient notre civilisation avaient été
refoulées pour laisser monter à la surface
des instincts et des attitudes dont l'histoire nous enseigne
pourtant qu'ils sont néfastes et même suicidaires.
Tel est le terrible constat que je fais de la société
française à l'aube du vingt et unième
siècle. Un constat qui ne m'est nullement dicté
par la nostalgie du passé. Car, je le sais, le
monde évolue, la science et la technologie ouvrent
de nouvelles voies, les rapports entre les hommes s'adaptent
au cours des choses. Et je me sens en parfaite harmonie
avec les exigences de la modernité et du changement.
Encore faut-il que le tout s'inscrive dans une démarche
d'élévation et de progression pour nos compatriotes
et pour la communauté qu'ils forment. Or, c'est
hélas un processus inverse de destruction et de
régression qui se déroule sous nos yeux.
Et je ne fais pas là référence à
des principes abstraits. Car ce qui m'inquiète
le plus dans les dérèglements actuels, c'est
la détérioration des conditions de vie matérielles
et spirituelles des Français. La montée
du désordre provoque en effet des troubles très
graves dont nos compatriotes sont directement les victimes.
Je pense aux atteintes de plus en plus fréquentes
à leur intégrité physique ou à
celle de leurs biens. Je pense aux nouvelles injustices
qui se développent et aux pertes de liberté
qui se multiplient. Je pense également à
la précarité, à l'appauvrissement,
au déracinement, mais aussi à l'effacement
de la mémoire, à la perte des repères
moraux et à la disparition de toute transcendance.
On me répondra, je le sais, que la situation actuelle
de la France paraît bien moins grave qu'elle n'a
pu l'être à d'autres époques. Rien
à voir par exemple avec ce qu'elle était
en juin 1940. Et, pourtant, les difficultés très
graves que rencontrent nos compatriotes sont de nature
à mettre en cause leur statut de personne au sens
le plus noble du terme. De même que les menaces
qui pèsent sur notre pays compromettent son avenir
en tant que république, en tant que peuple et en
tant que nation. Certes, aujourd'hui, tout est amorti
par l'édredon de la pensée unique, tout
est ramolli par le discours ronronnant du politiquement
correct. Mais, lorsqu'on observe la réalité
telle qu'elle est vécue par les Français,
comment ne pas être saisi par l'inquiétude
?
L'insécurité, par exemple, prend maintenant
les allures d'un véritable fléau qui ne
cesse de s'amplifier. Le summum a sans doute été
atteint au mois de septembre dernier lorsqu'un jeune voyou
a déclenché au nom de l'islam une véritable
action de guérilla dans la ville de Béziers.
Utilisant des armes de guerre, le dénommé
Safir Bghiouia s'en est pris aux bâtiments et aux
représentants de la république, n'hésitant
pas à tuer de sang-froid le chef de cabinet du
maire. Le grand public a ainsi pu apprendre que les petits
délinquants des cités ont désormais
accès aux caches d'armes lourdes disséminées
dans les quartiers sensibles de nos villes.
Il n'est pas certain d'ailleurs que nos compatriotes en
aient été réellement étonnés,
habitués qu'ils sont à voir monter presque
quotidiennement cette terrible vague de la violence qui
atteint désormais des niveaux que la France n'avait
jamais connus. Et je parle là des chiffres réels
et non de ceux du gouvernement qui sont sans doute cinq
à dix fois inférieurs à la réalité.
Car il n'est plus dans notre pays de villes et de villages
où l'on soit assuré de pouvoir vivre tranquillement
sans avoir à redouter le cambriolage, le racket,
le vandalisme, l'agression, le viol ou pire encore.
Or, contrairement à ce que pensent beaucoup de
politiciens qui vivent protégés par leur
fonction, il ne s'agit pas là d'un problème
parmi d'autres. Encore moins de l'expression d'un simple
"sentiment d'insécurité" ! Car,
enfin, les dirigeants de notre pays ont-ils une idée
de la peur et de la souffrance de ceux qui subissent ces
fléaux? Savent-ils qu'ils sont marqués dans
leur chair et dans leur âme et que c'est leur vie
tout entière qui s'en trouve bouleversée
? Ignorent-il que, le plus souvent, les agresseurs ne
sont ni retrouvés ni appréhendés
ni punis et qu'à la douleur des victimes viennent
alors s'ajouter la colère et le sentiment pénible
de l'injustice ? Injustice encore aggravée par
l'attitude de ces mêmes responsables politiques
qui se désintéressent de la souffrance des
Français et paraissent se préoccuper davantage
du sort des voyous que de celui des victimes.
Et je pense à ce tranquille retraité de
Thionville, gendarme exemplaire pendant trente ans, qui
s'était adressé à moi pour avoir
été mis en détention pendant de longs
mois. Son crime : avoir ouvert le feu sur des malfaiteurs
qui cambriolaient sa maison et qui, eux, avaient été
libérés bien avant lui. J'avais alors été
frappé par l'intensité du désespoir
et de la colère qui l'habitaient. Comment ne pas
comprendre en effet l'amertume et la rancur de nos
compatriotes à l'encontre d'un pouvoir qui les
abandonne et qui refuse d'assurer sa mission de protection
?
La situation est d'ailleurs tout aussi dramatique sur
le plan économique et social. Alors que le gouvernement
nous vante tous les jours les mérites de la mondialisation,
beaucoup de nos concitoyens constatent que celle-ci ne
les a conduits qu'au chômage, à la précarité
ou à l'appauvrissement. La concurrence sauvage
orchestrée à l'échelle internationale
crée en effet sur notre sol une dangereuse instabilité
dont chacun fait hélas les frais dans sa vie quotidienne.
Au sein des grandes sociétés, les salariés
travaillent dans l'inquiétude permanente d'une
restructuration décidée à la bourse
de Londres ou dans quelque état-major new-yorkais.
Les petites entreprises vivent quant à elles dans
la crainte d'un retournement de conjoncture lié
à une nouvelle concurrence venue de l'étranger.
Les agriculteurs connaissent de leur côté
l'angoisse de voir leur vie dépendre des fluctuations
des cours mondiaux ou des subventions de Bruxelles. Quant
aux membres des professions libérales ou aux employés
des services publics, ils sont eux aussi sous la menace
de nouveaux règlements ou de nouvelles dérégulations
décidés par l'Europe.
Résultat : beaucoup de Français vivent maintenant
avec le sentiment quotidien de la précarité
et ne peuvent plus construire leur vie normalement. C'est
le cas de ces salariés de Moulinex que j'étais
allé soutenir dans l'Orne à l'occasion de
l'une des nombreuses restructurations de cette entreprise.
Je me souviens encore du désarroi de ces ouvrières
qui, pour la plupart, avaient bénéficié
d'un emploi stable pendant dix ou vingt ans et qui prenaient
brusquement conscience qu'il pourrait désormais
être supprimé à tout moment. Ce n'était
pas seulement leur profession, mais leur vie elle-même
qui basculait. Car, pour bâtir, il faut des perspectives
et de la stabilité.
Faute de références durables, un grand nombre
de nos compatriotes peinent dorénavant à
trouver leur équilibre et leur harmonie et voient
leur existence se transformer en une lutte perpétuelle
pour la survie. Une lutte d'autant plus pénible
qu'elle s'accompagne de nouvelles injustices. Car, d'un
côté, le groupe très réduit
des grands dirigeants déracinés échappe
au système socialiste français et trouve
la sécurité en s'édifiant une fortune
alors que, de l'autre, la grande masse de nos compatriotes,
prisonniers du système bureaucratique et fiscaliste
propre à notre pays, ne peuvent se constituer un
patrimoine, même modeste, pour se prémunir
contre la précarité.
Cette précarité économique et sociale
est d'ailleurs encore aggravée par la mise en cause
des valeurs et des repères traditionnels. Là
aussi, les dirigeants de la classe politicienne, au lieu
de jouer leur rôle de protecteurs et de gardiens,
s'emploient à diluer toujours un peu plus les assises
de notre civilisation. Ainsi, tout semble fait par exemple
pour dissoudre les familles et les marginaliser. Bien
sûr, les Français d'aujourd'hui ne sont plus,
comme ceux d'hier, animés par le sens de la pérennité
des institutions et de l'intangibilité des engagements,
mais rien n'est fait pour les encourager dans ce sens.
Rien n'est entrepris pour les aider à consolider
les cellules familiales. Aucune grande politique n'est
venue les soutenir juridiquement et les aider financièrement.
Aucune préférence ne leur est accordée,
bien au contraire. Aujourd'hui, en effet, la priorité
du gouvernement va à l'adoption d'enfants par les
couples homosexuels et à l'intégration de
leurs associations au sein de l'Union nationale des familles
françaises. Le but de la démarche ? Assimiler
progressivement les couples homosexuels à une forme
de famille comme les autres au même titre que les
familles traditionnelles, comme si tout ce qui est marginal
devait devenir la norme et tout ce qui est normal devait
être marginalisé. Et qu'on ne me fasse pas
ici de mauvais procès : entre adultes consentants,
chacun est libre de sa sexualité. L'État
n'a donc pas à intervenir dans ce domaine qui appartient
à la vie privée de chacun. Et le gouvernement
n'a pas à encourager ou à institutionnaliser
telle ou telle forme de sexualité, surtout si cela
se fait au détriment des familles dont la structure
et les enfants sont nécessaires à l'harmonie
et à l'avenir de notre pays.
Le désordre est donc aujourd'hui particulièrement
profond. D'autant qu'un autre facteur de déstabilisation
vient encore amplifier le processus, je veux parler du
sujet tabou que constitue l'immigration. L'immigration
massive et incontrôlée telle que nous la
connaissons contribue en effet à détruire
notre cohésion nationale et s'attaque directement
à notre identité et à nos valeurs.
Cause majeure de l'explosion de la criminalité,
je rappelle qu'elle aggrave aussi le chômage et
vient alourdir le poids de nos charges et de nos impôts.
Mais, soyons clairs, je ne mets pas en accusation les
immigrés eux-mêmes qui, pour la plupart,
sont eux aussi les victimes de cette politique absurde
qui déracine et déstabilise aussi bien les
Français que ceux qui viennent chez nous. S'il
y a, par exemple, proportionnellement beaucoup plus de
délinquants chez les immigrés que parmi
les Français de souche, ce n'est évidemment
pas en raison de leurs origines. C'est parce qu'étrangers
chez nous, ils ne se reconnaissent pas dans nos lois et
nos coutumes qu'on a d'ailleurs renoncé à
leur imposer et qu'ils ne respectent donc pas. Et, comme
ils n'observent pas non plus les leurs, qu'ils ont oubliées
ou n'ont pas connues, beaucoup d'entre eux, notamment
les jeunes, se replient sur des formes de vie tribales,
primaires et violentes, qui constituent, pour eux comme
pour notre pays, une régression vers la barbarie.
à cela s'ajoutent les menaces islamistes dont la
gravité a été tragiquement démontrée
par le monstrueux attentat du World Trade Center. Or,
qu'on ne s'y trompe pas, la France est elle aussi directement
concernée par ce fléau. Car si, bien sûr,
tous les musulmans ne sont pas des terroristes en puissance,
il n'y a pas en revanche d'islamisme sans islam, comme
il n'y a pas en France d'islam sans immigration. C'est
donc elle qui provoque l'implantation sur notre sol de
la religion musulmane, laquelle, que cela plaise ou non,
constitue à son tour le berceau de l'islamisme.
Et je suis abasourdi devant l'incohérence des dirigeants
du régime qui expliquent d'un côté
vouloir combattre l'islamisme et qui organisent de l'autre
le développement de l'islam dans notre pays. En
réalité, il est temps d'ouvrir les yeux
sur le danger majeur que fait courir à la France
l'immigration massive que nous connaissons actuellement.
Car, en dépit des proclamations lénifiantes
de la classe politique, l'une des réalités
principales de l'immigration ce sont les bandes de voyous
qui sèment la terreur dans les cités, les
mosquées que l'on construit quand on ferme des
églises, les écoles coraniques qui forment
les terroristes islamistes, les dépôts d'armes
de guerre qui se multiplient dans les cités, les
avantages que l'on accorde aux étrangers et que
l'on refuse à nos compatriotes. Voilà pourquoi,
lorsque les politiciens de gauche comme de droite ne s'intéressent
qu'au sort des immigrés, je me tourne d'abord vers
mon peuple et, en l'occurrence, vers les millions de Français
qui ressentent l'immigration comme une angoisse, une injustice
et une frustration.
En effet, face à ce drame aussi, on voit les politiciens
du régime se dérober à leur devoir
et abandonner les Français à eux-mêmes.
Niant l'existence de ces graves problèmes, ils
se désolidarisent de leurs compatriotes. Ils se
retournent même contre eux et leur expliquent qu'ils
ont tort de se plaindre, que les difficultés qu'ils
rencontrent n'existent pas ou ne sont que la conséquence
normale de l'évolution naturelle des choses et
qu'il leur appartient donc d'être modernes et de
s'adapter.
Et je suis frappé de constater à quel point
les rôles se trouvent aujourd'hui inversés.
Le désordre est tel en effet que ce n'est plus
le peuple qui fait au gouvernement le procès de
ce qui ne va pas, mais des lobbies au pouvoir qui font
aux Français le procès de leurs récriminations.
Et tout est organisé pour tenter de culpabiliser
nos concitoyens, pour leur faire le reproche de leurs
sentiments naturels et de leurs colères légitimes.
S'ils se plaignent de l'immigration, c'est qu'ils sont
racistes. S'ils protestent contre l'insécurité,
c'est qu'ils cèdent à des sentiments extrémistes.
S'ils restent attachés à leur famille et
à la morale traditionnelle, c'est qu'ils sont ringards
et réactionnaires. S'ils refusent le mondialisme
effréné, c'est qu'ils adhèrent au
nationalisme le plus obtus. Et, d'ailleurs, ils ont tort
de rester attachés à leur pays, car celui-ci
est coupable. Coupable lors de la seconde guerre mondiale,
coupable pour la guerre d'Algérie, coupable pour
la colonisation. Et tous les grands maîtres de la
pensée unique de chercher ainsi à neutraliser
le peuple français, en vue d'occulter ses souffrances,
ses colères et son mal-vivre. Pourtant, le malaise
est bien réel et le désordre très
profond puisqu'il touche aux fondements de notre nation.
Il y a d'abord, fait nouveau depuis plusieurs siècles,
une crise de notre identité nationale. Crise provoquée
bien sûr par la vague migratoire sans précédent
que nous subissons depuis près de quarante ans
et qui apparaît à certains comme une forme
de colonisation à rebours. L'installation de l'islam
sur notre sol, la remise en cause de certaines de nos
lois et de nos coutumes comme la laïcité,
le développement du communautarisme en rupture
avec le principe d'unicité de la république
jouent à cet égard un rôle déterminant.
Mais nous sommes aussi confrontés au processus
de dilution de la France dans une Europe elle-même
dissoute dans un monde atlantique régi par les
États-Unis. Et l'invasion culturelle que nous subissons
par le biais de la musique, du cinéma, des modes
alimentaires et vestimentaires en provenance d'outre-Atlantique
aggrave encore cette crise identitaire que certains cherchent
d'ailleurs à théoriser.
L'idéologie mondialiste, serinée à
la télévision, à l'école et
dans les médias, vient en effet vanter à
tout propos le mélange, l'ouverture, le métissage
et le grand brassage planétaire. Tout concourt
donc à détruire chez nous autres Français
la conscience de ce que nous sommes, à nous déraciner,
à nous couper de nos origines et de notre culture.
Or, quoi de plus important pour une communauté,
quelle qu'elle soit, et donc pour une nation, que d'avoir
une claire conscience de soi-même ? Les peuples
aspirent à l'identité comme les plantes
ont besoin de lumière.
Cela me paraît d'ailleurs si vrai que beaucoup de
nos compatriotes, se sentant privés de leur identité
nationale, cherchent aujourd'hui à retrouver ailleurs
cet ancrage si nécessaire à leur épanouissement.
Ainsi le régionalisme joue-t-il actuellement le
rôle de substitut du patriotisme. Si l'on ne peut
plus être fier d'être français, au
moins soyons-le d'être corse, breton ou alsacien
! De même, la multiplication des manifestations
de réenracinement ou de communautarisme ne fait
en réalité que souligner l'ampleur de la
crise identitaire qui frappe notre pays. Comment, dans
ces conditions, s'étonner des troubles et du désarroi
de notre peuple qui ne sait plus clairement qui il est
et où il va ?
à ce malaise déjà profond vient s'ajouter
hélas une crise économique et sociale de
grande ampleur. Car notre société, qui subit
depuis des décennies le poids écrasant du
socialisme et de l'étatisme, doit maintenant faire
face de surcroît aux effets délétères
du mondialisme. Une conjonction de maux qui crée
une situation nouvelle particulièrement déstabilisante
pour les Français.
Notre pays étouffe en effet sous le poids d'une
bureaucratie tentaculaire et tatillonne qui bride les
initiatives et handicape toute entreprise et toute création.
Plus grave encore, les charges, taxes et impôts
que nous subissons sont si élevés qu'ils
ralentissent l'activité et spolient ceux qui travaillent
et qui réalisent. Au point que beaucoup de nos
meilleurs cadres, ingénieurs, gestionnaires ou
savants s'expatrient vers les États-Unis ou la
Grande-Bretagne, privant ainsi notre pays de leur talent
et de leur créativité. Mis en place par
la classe politicienne dominée par les socialistes,
l'étatisme et le fiscalisme conduisent donc notre
pays à un appauvrissement financier, intellectuel
et scientifique qui pourrait demain se révéler
catastrophique. Or, cette situation très préoccupante
en elle-même est encore aggravée par l'ouverture
à tout va des frontières qui fait subir
à notre pays la loi d'airain de l'ultralibéralisme
international et soumet notre économie à
une concurrence sauvage et impitoyable.
Résultat : beaucoup de nos entreprises, déjà
lourdement handicapées par le poids des charges,
ne peuvent plus produire sur le sol national. Les sites
de production ferment les uns après les autres,
les entreprises connaissent des restructurations incessantes
et une concentration toujours plus poussée dont
je me demande jusqu'où elle ira. Notre économie
se trouve ainsi jetée dans l'arène de la
compétition internationale tout en devant supporter
le fardeau écrasant de la fiscalité et de
la bureaucratie socialiste. Autant dire que notre pays
cumule de la sorte toutes les difficultés puisque,
pratiquant à la fois l'étatisme et l'ultralibéralisme,
il se trouve soumis à une idéologie bâtarde
et destructrice, que je qualifierais volontiers de socialo-mondialiste.
Encore faudrait-il par ailleurs signaler le caractère
libertaire très prononcé de cette idéologie.
Car à la crise socio-économique s'ajoute
une véritable crise des valeurs. Les traditions,
les normes et les principes qui ont contribué à
façonner notre civilisation depuis des siècles
sont aujourd'hui de plus en plus occultés ou niés
quand ils ne font pas l'objet d'un travail de sape délibéré.
Honnêteté, respect des autres, liberté
d'expression, amour du travail bien fait, goût de
l'effort, respect des anciens, sens de la famille, honneur,
courage, fidélité, dévouement, altruisme,
sentiment religieux, tout ce qui a fait des Français
un peuple exceptionnel est aujourd'hui ignoré tant
par l'école que par les médias et la société
publique. à ce qui exige une discipline individuelle,
un engagement personnel, on préfère la communion
facile dans les charity-shows télévisés
et l'incantation médiatique aux droits de l'homme.
Mais, en dehors de "la lutte contre le racisme et
l'exclusion", aucune règle morale n'est plus
réellement exigée. Je dirais même
qu'il est recommandé de s'en libérer.
Toutes les valeurs traditionnelles font d'ailleurs l'objet
d'un dénigrement médiatique d'une rare intensité.
Chaque soir ou presque, dans des émissions qu'on
appelle des talk-shows, des animateurs vedettes organisent
sur le petit écran des conversations de café
du commerce où le vulgaire le dispute à
la provocation. On y voit ces grands prêtres du
politiquement correct, tous habillés de noir, également
parés d'arrogance et de fatuité, rivaliser
dans le laid, le mal et le mensonge. Ne trouve grâce
à leurs yeux que ce qui est déviant, marginal
et subversif. Pour être bien vu et applaudi du pseudo-public
qui les entoure, il vaut mieux ne pas être français
et surtout pas de droite. Il est préférable
de ne pas être père de famille et encore
moins d'afficher un sentiment religieux, sauf s'il s'agit
de l'islam ou du bouddhisme. Si l'on est homosexuel militant,
c'est mieux, si l'on se drogue, et qu'on le dit, c'est
un atout. Et, si l'on est de surcroît beur ou black,
c'est parfait ! Il ne reste plus alors qu'à vilipender
tout ce qui est moral, traditionnel, familial et national.
Certes, ces émissions ne reflètent pas les
opinions et le mode de vie de la majorité des Français,
mais elles sont très représentatives de
la crise des valeurs que nous traversons.
Comment, dans un tel contexte, s'étonner que notre
société soit en proie à un désordre
dont il n'est guère d'exemple dans notre histoire
? Car, aujourd'hui tout semble inversé : les idées
sont à l'envers, les hiérarchies de valeurs
retournées, ce qui est bien est mal, ce qui est
normal condamnable, ce qui est utile est interdit, ce
qui est malsain encouragé.
Ainsi, la justice n'est jamais aussi implacable que lorsqu'elle
poursuit un policier. J'avais par exemple été
particulièrement ému du sort de ce gardien
de la paix de Mantes-la-Jolie que j'étais allé
soutenir lors de son procès à Versailles.
Le malheureux avait dû faire face à un rodéo
automobile sanglant qui avait provoqué le meurtre
de l'une de ses collègues et qui l'avait amené
à tirer sur une voiture. Par malheur, le conducteur,
un jeune du nom de Khaïf, avait été
tué sur le coup, et pendant dix ans la justice
s'est acharnée sur ce fonctionnaire pour le traîner
au bout du compte devant une cour d'assises comme un vulgaire
assassin. Malheureusement, cette affaire scandaleuse n'a
rien d'exceptionnel car c'est dans tous les domaines de
l'activité nationale que l'on assiste aujourd'hui
à un véritable renversement de l'ordre naturel
des choses. Ainsi les criminels et les délinquants
bénéficient d'une totale indulgence mais
les policiers n'ont droit à aucune erreur. Sur
le papier, les droits de l'homme sont de plus en plus
solidement garantis, mais dans la vie le droit à
la sécurité est de plus en plus bafoué.
Il y a en France de moins en moins d'enfants, mais les
familles sont de plus en plus pénalisées.
Des pays étrangers comme la Bosnie ou de simples
régions comme le Kosovo ont droit à la souveraineté,
mais la France en est progressivement privée. Ceux
qui travaillent sont de plus en plus spoliés par
les impôts, mais ceux qui vivent en parasites reçoivent
de plus en plus de subsides. Les immigrés bénéficient
chez nous d'avantages qui leur sont réservés,
mais les Français, eux, n'ont plus le droit d'être
prioritaires en France.
Cette inversion des idées naturelles et légitimes
crée un profond désordre qui affecte progressivement
l'ensemble des institutions pourtant essentielles à
la bonne marche de notre pays. Pratiquement, plus une
seule d'entre elles n'est capable d'accomplir correctement
la mission qui est la sienne. Et ce ne sont pas les réformes
incessantes auxquelles elles sont soumises qui améliorent
leur fonctionnement. Au contraire, cette espèce
d'obsession du changement, cette idée stupide qu'il
faut à tout prix faire bouger les choses ne contribue
qu'à aggraver encore la situation et ajoute l'instabilité
au désordre.
Car le fait est là : la justice s'occupe de tout
sauf de réprimer la délinquance violente,
la police est complètement découragée,
la médecine et les hôpitaux se tiers-mondisent,
la sécurité sociale est en pleine pagaille,
l'agriculture en crise permanente, les produits alimentaires
sont de plus en plus contaminés, l'environnement
ne s'améliore pas, les PME, les artisans et les
commerçants étouffent sous les charges et
les règlements, les retraités ne sont plus
assurés de leur retraite, le franc est supprimé,
l'école est gagnée par la violence et l'illettrisme,
l'armée réduite à la portion congrue,
le service public démantelé. Même
la constitution perd sa légitimité au fil
des révisions dont elle est l'objet.
C'est ainsi le désordre général qui
s'installe partout dans notre pays. Le désordre
au sens le plus profond du terme, c'est-à-dire
la mise en cause des légitimes hiérarchies,
des nécessaires harmonies, de l'indispensable stabilité
sans lesquelles une civilisation ne peut s'épanouir.
Un désordre qui produit de graves troubles et engendre
de terribles injustices pour nos compatriotes. Un désordre
qui entraîne notre pays sur la voie redoutable de
la barbarie.
Et c'est donc pour m'opposer à ce processus délétère
que je me porte candidat à la présidence
de la République avec pour principal objectif de
remettre de l'ordre en France !
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