|
Pour que vive la France
Les propositions : la
France à nouveau
Chapitre 11 : LES FAMILLES D'ABORD
La famille,
creuset de cette valeur sacrée qu'est la vie humaine,
constitue l'un des fondements de notre nation. Qu'elle
se disloque, et cette dernière périclite. C'est en effet
de ses parents que l'on reçoit d'abord son identité et
son héritage. C'est la famille qui assure spontanément
la transmission des valeurs, des traditions et des normes
sans lesquelles la civilisation s'étiole puis disparaît.
C'est aussi dans le milieu familial que chacun fait l'apprentissage
de la vie, de la morale, de ses droits et de ses devoirs.
C'est cette cellule irremplaçable qui permet aux jeunes
enfants de comprendre d'où ils viennent, qui ils sont
et comment ils se situent dans l'espace et dans le temps.
Premier maillon où se nouent les liens les plus étroits
de la solidarité humaine, la famille offre à chacun de
nous protection et sécurité. Lieu privilégié d'épanouissement
des sentiments d'amour et d'affection sans lesquels les
hommes dépérissent psychiquement, la famille est bien
le cur de notre édifice de civilisation.
Non à la désagrégation des familles
Aujourd'hui, hélas, ces foyers de vie
et de culture que représentent les familles se dissolvent
dans l'indifférence des faiseurs d'opinion. Le pouvoir
semble assister passivement à ce phémène, quand
il ne le facilite pas lui-même. Et
chacun semble ignorant des conséquences néfastes
de ce phénomène. Pourtant, les chiffres révèlent une
évolution inquiétante. Le nombre des mariages décroît,
celui des divorces augmente et l'on compte désormais
une séparation pour trois unions. Le nombre des familles
dites monoparentales dépasse aujourd'hui le million.
Quant à la procréation, désertant progressivement le
cadre de la cellule familiale traditionnelle, elle devient
le fait de couples non mariés, quand elle ne prend pas
des formes carrément anti-naturelles.
Cette modification des structures familiales traditionnelles
résulte évidemment
du relâchement général du système de valeurs qui, dans
le passé, assurait la pérennité des engagements individuels
et la continuité de l'organisation sociale. Mais, là
encore, la puissance publique, loin de chercher à redresser
cette évolution, l'a au contraire
accompagnée, et parfois encouragée.
Non à la taxation
du mariage
Ainsi la modification des lois et des
règlements est-elle allée dans le sens d'une pénalisation
croissante des familles. Depuis des années, il est bien
souvent plus profitable, au plan fiscal et social, de
vivre en concubinage plutôt qu'en couple marié et il
se révèle financièrement plus avantageux de ne pas avoir
d'enfant que d'élever une famille nombreuse. La politique
familiale, à laquelle l'État consacrait 40 p. cent des
dépenses de sécurité sociale en 1946, représente aujourd'hui
moins de 10 p. cent du budget social de la nation. Ce
qui signifie qu'en l'espace de deux générations, notre
pays, qui dévoluait près de la moitié de ses ressources
sociales aux familles, et donc à son avenir, ne leur
réserve plus aujourd'hui que le dixième de ses moyens.
Défendre l'institution
familiale
Abandonnée financièrement, la famille
subit de surcroît un processus
de banalisation, voire de dénigrement, ne pouvant aboutir, si rien ne change,
qu'à sa marginalisation dans la société française de
demain. Ainsi la publicité, le cinéma et les médias
tendent de plus en plus à évoquer la famille comme un
modèle désuet et la famille nombreuse comme une anomalie
ringarde ou sectaire, alors que les personnages à la
mode, comme les héros des séries télévisées, sont généralement
présentés comme des célibataires ou des divorcés.
Quant au pouvoir, il va dans le même sens en créant, avec
le PACS, un précédent qui ne peut qu'affaiblir l'institution
familiale. Car cette nouvelle forme juridique d'union
entre deux personnes constituait, on le constate aujourd'hui,
une première étape vers l'objectif d'un véritable mariage
homosexuel assorti du droit pour les couples gay d'adopter
des enfants. Autant dire qu'avec de telles perspectives,
la famille risque d'être définitivement
marginalisée au profit d'une société composée de personnes
seules s'appariant au gré des circonstances et procréant
en dehors du cadre naturel constitué par l'union durable
du père et de la mère.
Les conséquences d'une telle évolution sont
dangereuses pour l'équilibre de notre société et le
maintien des valeurs de notre civilisation.
Donner un avenir aux familles
Quand on sait que les régimes totalitaires
ont toujours été hostiles à la famille, au point souvent
de chercher à la détruire, on ne peut que s'inquiéter
de l'indifférence du pouvoir à l'égard de l'institution
familiale et s'interroger sur un système où tout se passe
comme si les individus isolés, déracinés
et malléables étaient officiellement préférés aux communautés soudées et
autonomes.
D'autant que la famille constitue par nature un facteur
d'équilibre, de sécurité et de prospérité. Comme l'écrit
Balzac, "la famille sera toujours la base des sociétés".
Quand on détruit l'institution familiale, on favorise
la délinquance des mineurs, la perte d'identité et de
repères. On se prive de l'atout économique qu'elle constitue
par sa capacité à consommer et à constituer des patrimoines.
Et, surtout, on pénalise la procréation, la vie et l'avenir.
Refuser l'effondrement démographique
Or, nous en sommes bien là car la France, bien qu'elle soit
mieux placée que beaucoup de pays européens, n'assure toujours pas
le renouvellement de ses générations et, si notre population
continue néanmoins de s'accroître, c'est principalement
en raison de l'immigration et des naissances d'enfants
étrangers. L'indicateur de fécondité, c'est-à-dire le
nombre d'enfants par femme en âge de procréer, est passé
de 2,9 en 1946 à 1,7 en 1999. Il est certes remonté à 1,9 en 2005 mais ce
chiffre, qui tient compte de la natalité d'origine étrangère, reste inférieur
au seuil de 2,1 en dessous duquel la population ne se
renouvelle pas.
C'est dire la gravité de la situation. Notre pays devient
de plus en plus vieux et compte de moins en moins d'enfants.
Dans un avenir proche, la population française pourrait commencer à diminuer.
Et personne n'évoque ce déficit démographique inquiétant
autrement que comme un argument pour justifier
toujours plus d'immigration. Aussi le MNR veut-il rompre
avec ces évolutions délétères et mener une grande politique
familiale et nataliste qui soit d'abord fondée sur le
respect et l'accueil de la vie.
Retour à la vitalité
À nos yeux, la vie humaine présente
un caractère sacré et constitue le bien le plus précieux,
tant du point de vue des personnes que sur le plan collectif.
Qu'il s'agisse des relations entre les nations ou de
la compétition qui oppose les peuples et les
civilisations, chacun peut le constater, seule finalement
la vie pèse vraiment. Si le monde européen a conquis
la planète entière, c'est parce qu'il disposait d'une
supériorité technique et culturelle qui le poussait
à l'expansion, mais aussi parce qu'il était doté d'une
extraordinaire vitalité démographique qui lui a permis
de peupler des continents entiers comme les Amériques
ou l'Australie. Aujourd'hui encore, il n'y a pas de
nation véritable sans une population suffisamment nombreuse
car, faute de cette masse critique, aucun peuple ne
peut assurer le maintien de son identité et de sa souveraineté.
Dépourvu aujourd'hui de cette indispensable vitalité,
notre peuple court de graves dangers. Aussi voulons-nous
qu'il retrouve cette force de vie qui l'a porté dans
les époques glorieuses de son passé. La politique familiale
est donc pour le MNR d'abord subordonnée à l'impératif
nataliste.
Le respect de la vie
Elle s'inscrit dans ce combat pour la vie qui nous oppose
au parti de la mort et de la stérilité, lequel se manifeste
par la volonté de substituer une immigration étrangère
à la natalité française, de pénaliser les familles nombreuses,
de discréditer le mariage traditionnel et d'encourager
l'avortement.
Notre engagement pour la famille est donc inséparable
d'un retour au respect de la vie. Il appartient dès
lors à l'État d'affirmer clairement le caractère sacré
de la vie humaine et d'agir pour faire respecter cette
valeur essentielle. Aussi le MNR est-il partisan d'inscrire
dans la constitution le principe fondamental du respect
de la vie depuis la conception jusqu'à la mort naturelle.
Nous nous efforcerons donc de rompre avec la pratique
actuelle qui a vu se généraliser des IVG conçues trop
souvent comme un moyen de contraception, plus de deux
cent mille de ces actes étant accomplis chaque année
dans les hôpitaux.
Et, s'il n'est pas question de mettre fin aux pratiques
actuelles par le biais de méthodes autoritaires et répressives,
ni de jeter l'anathème sur les femmes qui ont eu recours
à cet acte, nous pensons en revanche qu'une conception
plus exigeante du respect de la vie recueillera progressivement
l'assentiment de tous au fur et à mesure que seront
réhabilitées les valeurs traditionnelles et à condition
que soient multipliées les dispositions en faveur des
femmes ayant une grossesse non désirée. Il deviendra
alors possible de mettre en place une législation plus digne
du génie de la France.
L'accueil de la vie
Dans cet esprit, le MNR entend favoriser
l'accueil de la vie. Des foyers maternels doivent être
créés pour le soutien des mères en détresse ou en difficulté,
notamment des mères célibataires. Nous voulons leur
apporter une aide morale, matérielle et financière qui
leur permette d'élever leurs enfants et de mener une
vie normale et digne.
Pour celles qui malgré tout ne souhaiteraient pas conserver
l'enfant qu'elles portent, nous proposons d'instaurer
le principe de l'adoption prénatale. Cette pratique
offre en effet à des couples stériles la possibilité
d'adopter avant l'accouchement un enfant non désiré
par sa mère, enfant à qui sera dès lors conféré le droit
de la naissance légitime. D'une manière plus générale,
nous souhaitons assouplir la législation qui régit actuellement
l'adoption. Celle-ci demeure en effet si rigide que,
d'un côté, beaucoup d'enfants abandonnés ne sont confiés
à aucune famille, tandis que, de l'autre, de nombreux
couples désirant adopter un enfant finissent par y renoncer
ou par accueillir un jeune étranger dans des conditions
parfois douteuses. Une situation absurde
qui doit trouver sa solution dans une simplification
des procédures et un raccourcissement des délais.
Protéger nos enfants
Dans le cadre de cette politique de vie, nous entendons
redonner toute leur place aux enfants et leur apporter
la légitime protection dont ils ont besoin. La société
actuelle qui tend à supprimer toute règle d'autorité
et de discipline, notamment à l'égard des jeunes garçons
et des jeunes filles, en vient paradoxalement à les
priver du monde préservé de l'enfance pour les exposer
sans garde-fou à celui des adultes. Le MNR veut donc
promouvoir une politique de protection de l'enfance
contre la drogue, la pornographie et la violence. Il
s'agit notamment de mieux contrôler l'accès des enfants
aux magazines, aux programmes de cinéma et de télévision
litigieux, de modifier en conséquence le fonctionnement
de l'école et de renforcer la politique de sécurité.
À cet égard, la répression de la pédophilie devra être
renforcée.
La préférence familiale
Cependant, cet effort en faveur du
respect des enfants, de la vie et de la procréation
ne portera ses fruits que s'il est accompagné de mesures
permettant d'améliorer la situation matérielle des familles.
Il s'agit en d'autres termes de mettre en uvre
ce que proclame dans son article 16 la Déclaration universelle
des droits de l'homme : "La famille est l'élément
naturel et fondamental de la société, elle a droit à
la protection de la société et de l'État."
Dans cet esprit, le MNR veut mener une politique de préférence
pour la famille en encourageant la constitution de foyers
stables et durables fondés sur le mariage et conçus
pour donner la vie à des enfants.
Le MNR entend ainsi faire voter une clause dite du statut
le plus favorisé afin que les
couples mariés ne soient pas défavorisés par
rapport à ceux qui n'ont pas institutionnalisé leur
union. Selon cette clause, les familles
devront bénéficier systématiquement de tous les
avantages auxquels les concubins ont accès. Dès lors,
chaque couple, quelle que soit sa situation
administrative et fiscale de départ, pourra se marier
avec la garantie de ne pas être pénalisé financièrement.
Le revenu parental
Nous proposons par ailleurs d'instaurer un
revenu parental permettant
aux mères de famille françaises de choisir librement,
sans contraintes financières, entre l'exercice de leur
profession et l'éducation à plein temps de leurs enfants.
Celles ou ceux de nos compatriotes qui décideront de
se vouer exclusivement à leur mission éducatrice bénéficieront
à cette fin d'une rémunération, au moins égale au SMIC,
que l'État prendra en charge.
Ce revenu sera assimilé à un salaire et ouvrira donc
aux mères ou pères de famille qui ne travaillent pas le droit
à la sécurité sociale, à la retraite et à la formation
professionnelle. Il leur conférera un véritable statut
par lequel leur utilité sociale sera enfin reconnue
financièrement et juridiquement. Sur le passeport et
les cartes d'identité, la mention "sans profession"
pourra dès lors être remplacée par la formule "profession
: mère de famille".
Pour la natalité française
La création de cette allocation aura par ailleurs un effet très bénéfique
sur la natalité en permettant aux familles d'être plus
nombreuses. Cette mesure sera conçue pour inciter fortement
les parents à mettre au monde au moins trois enfants.
Le MNR propose en effet que le revenu parental soit
versé pendant trois ans après la naissance du premier
et du deuxième enfant, et jusqu'à la dix-huitième année
du dernier enfant si la famille compte trois enfants
ou plus.
Cette mesure aura aussi le mérite - et ce n'est pas le moindre -
de contribuer à mieux souder les familles car les mères,
étant alors en mesure de jouer à nouveau à part entière
leur rôle d'éducatrice, pourront mieux encadrer leurs
enfants et les protéger plus efficacement de la drogue
et de la délinquance. L'institution du revenu parental
aura donc le double intérêt d'entraîner une augmentation
spectaculaire de la natalité et de consolider les familles.
La nouvelle allocation
familiale
La priorité que le MNR entend donner
aux familles exige par ailleurs que les diverses prestations
familiales concourent de nouveau à ce légitime objectif.
Détournées en effet de leur but originel depuis de nombreuses
années, elles n'ont plus désormais qu'une fonction redistributive
entre les hauts et les bas revenus alors qu'elles devraient
assurer l'égalité du niveau de vie entre ceux qui ont
la charge d'enfants et ceux qui ne l'ont pas.
De plus, les allocations familiales, d'ailleurs cumulées
avec toutes les autres petites prestations destinées
aux familles, sont devenues dérisoires au regard de
ce qu'elles étaient après la guerre. Ainsi, le montant
de l'aide moyenne par famille est passé de 22 p. cent
du PNB par tête en 1949 à 8 p. cent en 1992. Nous proposons
donc de remplacer les multiples prestations actuelles
par une nouvelle allocation familiale suffisamment élevée
pour prendre en charge le surcoût représenté par les
enfants. Identique pour tous mais calculée en fonction
du nombre d'enfants, nous voulons qu'elle soit versée
sans condition de ressources.
Un prêt familial au logement
Par ailleurs, le Mouvement national républicain souhaite
que la préférence à accorder aux familles se concrétise
également par le prêt familial au logement. Aujourd'hui,
le coût des maisons ou des appartements constitue souvent
un frein à l'agrandissement de la famille. Nous voulons
donc faire sauter ce verrou et accorder à tout couple
marié la possibilité de bénéficier d'un crédit total
pour l'achat de son logement. Un différé d'amortissement
de trois ans lui sera accordé lors de chaque naissance,
période au cours de laquelle l'État prendra à sa charge
les intérêts du prêt. Cette mesure d'envergure, assortie
d'incitations à la construction de logements plus vastes,
lèvera la plupart des obstacles que les familles rencontrent
aujourd'hui lorsqu'elles veulent acquérir un appartement
ou une maison correspondant à leurs besoins.
Solidarité entre les
générations
Enfin, pour renforcer encore la cellule
familiale, nous voulons favoriser la solidarité financière
entre les générations et utiliser pour ce faire la suppression
pure et simple de l'impôt sur les successions en ligne
directe prévue par ailleurs par le MNR. Il est en effet
anormal que des parents qui ont travaillé toute leur
vie pour accumuler un patrimoine ne puissent pas aider
leurs enfants, de leur vivant ou à leur mort, sans être
pénalisés par l'État. La possibilité de transmettre
sans taxes le patrimoine familial d'une génération à
l'autre contribuera en effet grandement à la solidité
des familles.
D'autant qu'avec l'allongement de la durée de la vie, plusieurs
générations coexistent et que la solidarité entre elles
est souvent une nécessité. Les parents doivent pouvoir
aider leurs enfants au chômage. Comme les enfants doivent
pouvoir secourir leurs parents lorsqu'ils ne disposent
pas d'une retraite suffisante. La vieillesse va souvent
de pair avec la solitude. Nous voulons donc faciliter
le maintien des personnes âgées dans leur cadre familial.
Et, pour ce faire, l'État devra consentir un effort
particulier envers les familles qui hébergent leurs
parents et grands-parents.
La famille comme référence
Solidarité entre les générations, politique
nataliste, protection des enfants, préférence familiale,
revenu parental, nouvelle allocation familiale, prêt
familial au logement, telles sont les principales propositions
du Mouvement national républicain pour le renouveau
de la famille. Un renouveau qui servira de levier au
redressement national et qui, de ce fait, ne coupera
pas la famille des réalités du monde d'aujourd'hui.
Nous voulons simplement que celle-ci retrouve son actualité
et sa modernité et qu'elle redevienne un modèle de vie
et une valeur de référence sans pour autant vouloir
s'imposer à tous.
Le respect des modes
de vie
Dès lors, la priorité accordée aux
familles n'implique bien entendu aucun rejet de ceux
qui n'en ont pas fondé une ou qui n'ont pas conservé
celle qu'ils avaient créée. La politique familiale du
MNR répond à une nécessité pour l'avenir de notre nation
mais ne constitue pas un jugement moral.
C'est pourquoi cette politique ne s'accompagne bien
entendu d'aucune pénalité à l'égard de ceux qui choisissent
un autre mode de vie. Nous considérons
que l'État n'a pas à se mêler des choix de la vie privée
dès lors qu'ils sont le fait d'adultes consentants.
Il en est bien sûr ainsi des pères ou mères célibataires et
des parents divorcés.
Aussi est-ce la famille sous ses différentes formes,
traditionnelle, recomposée ou partielle, qu'il faut
soutenir et qui doit bénéficier de tous les avantages
dévolus aux familles pour leurs enfants.
Non à la parité,
oui au libre choix
La politique familiale du MNR n'entend
pas par ailleurs assigner aux femmes un rôle prédéterminé
au sein de notre société. Nous abrogerons donc
tous les textes fixant des quotas,
car, si nous reconnaissons l'égalité de l'homme et de
la femme, nous considérons qu'ils sont différents et
complémentaires. Aussi estimons-nous qu'il faut appliquer
dans ce domaine non pas le principe de la parité mais
celui du libre choix. Il s'agit non pas de forcer la
nature pour que les femmes accomplissent les mêmes tâches
que les hommes, mais de permettre à celles-ci de choisir
librement, sans contraintes financières ou matérielles,
l'activité qu'elles souhaitent exercer.
Un statut pour les
mères de famille
Dans cet esprit, nous voulons instituer
pour les mères de famille un véritable statut qui leur
garantisse concrètement cette liberté. La liberté de
se consacrer à l'éducation de leurs enfants en travaillant
ou sans travailler.
Pour celles qui veulent accomplir à plein temps leur
mission d'éducatrice, il est d'ores et déjà prévu de
les faire bénéficier du revenu parental. Quant à celles
qui choisissent de mener une activité professionnelle,
le statut leur apportera une protection et des privilèges
particuliers, comme des aménagements pour les dates
de congés ou les horaires ainsi que des crèches de petite
taille installées là où elles exercent leur métier.
Nous souhaitons par ailleurs que toutes puissent bénéficier
de facilités pour accéder au travail à temps partiel,
au travail à domicile ou au télétravail, ces trois types
d'activité devant donc être encouragés et développés.
De plus, le statut ouvrira aux femmes des crédits formation
importants et des facilités pour retrouver un emploi
afin de permettre à celles qui le souhaitent de reprendre
une activité professionnelle après avoir achevé l'éducation
de leurs enfants.
La famille pour la
nation
Ainsi les mères de famille retrouveront-elles
une place privilégiée au sein de la nation et les femmes
pourront-elles apporter toutes leurs capacités à l'épanouissement
de notre société.
Quant à la famille, elle pourra dès lors redevenir ce
qu'elle est, c'est-à-dire la communauté la plus essentielle
à l'équilibre de notre pays. Source de vie, d'harmonie
et de protection, elle contribuera de façon déterminante
à reconstruire notre édifice de civilisation et constituera
le principal instrument du renouveau de la société,
de la nation et du peuple français.
|
|
|