Pour que vive la France
Les propositions : la
France à nouveau
Chapitre 2 : L'IDENTITE
SINON RIEN
L'identité française constitue un
inestimable trésor. Un trésor dont nous jouissons
chaque jour sans le savoir car c'est dans ses richesses
que nous avons puisé pour devenir ce que nous sommes.
De cette source magique chacun peut mesurer les effets
bénéfiques, mais pour autant personne ne peut en donner
une définition précise. Sans doute est-elle d'abord
le produit d'une mystérieuse alchimie dont le secret
remonte à la nuit des temps. Savant mélange de réalités,
religieuse, linguistique, culturelle et ethnique,
elle a pris corps au fil des siècles dans le creuset
de l'histoire et du sang, pour devenir le souffle
d'un destin enraciné dans une terre et sublimé dans
une nation.
À la fois dépositaires et instruments de notre identité
nationale, nous, Français du début du XXIe siècle,
avons de ce bien très cher un impérieux besoin pour
forger notre devenir. Car l'identité est aux nations
ce que la personnalité est aux hommes, c'est-à-dire
un impératif vital. Si demain la France reniait son
identité, elle cesserait d'être elle-même et donc
d'exister. Elle n'a d'avenir, nous le savons, que
dans la continuité de son histoire et la fidélité
à son être.
Non au mondialisme
Aujourd'hui,
cette conscience quasi charnelle de la réalité nationale
semble s'estomper dans l'esprit de nos compatriotes.
C'est pourquoi le MNR veut la rappeler avec force car
la menace de voir demain la France perdre son identité
nationale n'est plus illusoire. Certains en effet prétendent
que notre patrie doit s'ouvrir toujours davantage et
échanger toujours plus. Ils vont vantant les vertus
du mélange pour les cultures, les nations, les peuples
et les religions, considérant que les Français devraient
communier dans une culture unique et mondiale,
et que notre pays pourrait fort bien s'accommoder de
la présence massive d'une population africaine et maghrébine
ainsi que de la prolifération des minarets dans nos
villes et nos campagnes.
Plus grave encore, loin de se contenter de tenir ces
propos absurdes, les doctrinaires du mondialisme s'emploient
maintenant à détruire systématiquement les fondements
mêmes de notre identité nationale. Ils ouvrent à tout
va les frontières aux hommes, aux cultures et aux produits
étrangers, privilégient systématiquement l'échange,
le mélange et le métissage, combattent les nations et
leurs particularismes qu'ils jugent néfastes et dépassés
et diabolisent ceux qui leur restent attachés. Il s'agit
là d'une véritable entreprise de destruction de notre
identité que nous voulons combattre avec force.
L'impératif d'identité
Car jamais
le MNR ne pourra accepter de voir disparaître la France,
cette France éternelle que nous ont léguée nos ancêtres
et que nous aimons comme une famille. D'autant que cette
terrifiante perspective conduirait à la mort pure et
simple de notre peuple et de notre nation. Comment en
effet ne pas s'alarmer de l'état de guerre civile larvée
qui s'instaure dans les banlieues de nos
grandes villes? Comment ne pas comprendre que les innombrables
conflits qui éclatent dans le monde partout où coexistent
sur un même sol des communautés radicalement différentes préfigurent
peut-être la situation à venir dans notre pays?
Tchétchénie, Darfour, Palestine, Liban, Timor, Kosovo,
autant de noms qui devraient résonner à nos oreilles
comme des coups de gong lourds de menace. La submersion
de la France par des populations venues d'autres civilisations
et la montée en puissance de l'islam dans notre pays, en nous
faisant perdre notre identité, nous seraient fatales.
D'ailleurs, un homme qui ne sait plus qui il est et
dont la personnalité s'est fragmentée en plusieurs facettes
antagonistes est un malade profond qui ne peut plus
affronter la vie. "Nous cherchons l'identité comme
le soleil, écrit Robert Ardrey, nous craignons l'anonymat
comme nous craignons l'obscurité." Comment alors
imaginer que la France serait capable de puiser en elle-même
les forces nécessaires pour faire face aux dangers à
venir si elle a laissé échapper son patrimoine, si elle
a perdu la conscience de ce qu'elle est et si elle se
trouve divisée contre elle-même?
Aussi nous apparaît-il essentiel de satisfaire à l'impératif
d'identité. Pour ce faire, il faut refouler la vague
de l'immigration et empêcher la destruction de notre
culture par un mondialisme qui met aujourd'hui en péril
la pérennité de notre nation. C'est tout l'objet de
la politique que préconise en ce domaine le Mouvement
national républicain.
Le courage de dire
non
Indispensable
pour assurer la survie de notre peuple et de notre nation,
la solution au problème de l'immigration, nous le savons,
n'est pas simple à mettre en uvre. Car le sujet
déchaîne les passions, suscite des polémiques enflammées
et pousse à des sentiments violents comme la haine ou
le désespoir. L'émotion en ce domaine est d'ailleurs
normale puisque cette question touche à deux réalités
charnelles particulièrement sensibles.
D'une part, elle concerne directement la vie des hommes.
Non seulement leurs conditions d'existence, mais aussi
leur devenir et leur essence. D'autre part, elle affecte
la substance même de la communauté que nous formons
en tant que Français, cette entité dont nous avons plus
ou moins conscience mais dont chacun sent bien au fond
de lui-même qu'elle représente une nécessité aussi vitale
que le langage ou l'amour.
Il faut pourtant avoir le courage d'affronter ce problème. Car
aujourd'hui, tout Français conscient
et responsable se rend compte qu'il y a péril en la
demeure et qu'en matière d'immigration, il faut maintenant
avoir le courage de dire non. Car la marée migratoire
d'une ampleur sans précédent qui est en train de déferler
sur notre pays confère désormais au problème une dimension
et une gravité exceptionnelles.
Contre la marée migratoire
Chaque année, c'est environ
quatre cent mille personnes nouvelles d'origine étrangère
qui, d'après l'OCDE, pénètrent sur notre territoire : plus d'un million
tous les trois ans! Une véritable invasion silencieuse
et pour l'instant apparemment pacifique, mais qui pourrait
bien nous submerger par son importance.
Les conséquences en sont d'ailleurs déjà effrayantes.
Ainsi la présence massive d'étrangers augmente considérablement
les frais généraux de la nation. Certains en estiment
le coût annuel à soixante milliards d'euros,
environ ce que rapporte l'impôt
sur le revenu, une somme colossale à la charge des Français.
Autre effet non moins préoccupant : l'aggravation accrue
de la délinquance et de la criminalité que suscite cet
énorme afflux de population. Aujourd'hui, plus d'un
tiers des détenus dans les prisons françaises sont des
immigrés étrangers sans compter les binationaux. Quant
aux personnes interpellées pour trafic de drogue, 60
p. cent d'entre elles sont étrangères. Et que dire des
banlieues des grandes villes, où les jeunes habitants
immigrés, refusant d'y voir appliquer la loi, vont jusqu'à
rejeter la présence des forces de l'ordre? Que penser
de ces cités où les incidents se multiplient, chaque
fois plus graves, provoquant dans beaucoup de nos quartiers
des explosions de violence voire de véritables émeutes comme en 2005 ?
L'école non plus n'est pas épargnée où le nombre des
immigrés atteint trop souvent un seuil au-delà duquel
la bonne instruction des jeunes Français, et même leur
sécurité, se trouvent compromises. Enfin, le chômage,
s'il connaît encore dans notre pays des taux considérables,
c'est aussi parce que les étrangers en France tiennent
des emplois que nos compatriotes sans travail pourraient
occuper.
Contre la capitulation
politicienne
Une
situation aussi alarmante devrait tirer les dirigeants
de la classe politique de leur léthargie et les obliger
à prendre leurs responsabilités. Il n'en est rien,
hélas. Plutôt que de songer à l'intérêt et à la sauvegarde
de la nation dont ils ont la charge, ils se contentent
de reprendre à leur compte les slogans faciles que
leur soufflent les lobbies "antiracistes".
Pis, par leurs actions, ils facilitent, encouragent
et organisent l'invasion et la colonisation de notre
pays.
N'est-ce pas l'Assemblée nationale qui adopte une
proposition de loi pour le droit de vote des immigrés?
N'est-ce pas l'UMP qui entreprend d'institutionnaliser
l'islam dans notre pays avec la création du Conseil
français du culte musulman (CFCM)? N'est-ce pas l'ensemble de la
classe politique qui, malgré ses belles paroles, accepte
la poursuite des négociations pour l'entrée
de la Turquie dans l'Europe, ouvrant ainsi la voie
à des dizaines de millions de nouveaux immigrés musulmans?
En réalité, le système politique ne défend plus les
intérêts de la France. Il est devenu le parti de l'étranger
et se préoccupe davantage des droits des immigrés
que de ceux des français, comme le montre cette idée
récurrente de discrimination positive. Désormais soumis à l'idéologie
mondialiste, il contribue à la destruction de notre
pays en organisant la submersion migratoire. Si donc
nos compatriotes refusent cette perspective funeste,
s'ils veulent préserver notre pays de l'invasion immigrée,
alors il n'est pas d'autre voie que celle proposée
par le MNR.
Une volonté pour contrer l'immigration
Encore
faut-il adapter la politique à suivre à la menace que
nous subissons. Or, le danger ne cesse de grandir tant
le réservoir de l'immigration est immense. Les peuples
du Maghreb, de l'Afrique noire et de l'Asie connaissent
en effet une formidable explosion démographique. Leur
faible niveau de vie, quand ce ne sont pas la misère,
la famine ou la guerre, les pousse à émigrer massivement
vers l'Europe. Et, pour couronner le tout, le réveil
de l'islam militant et conquérant, aggravé du désir
de revanche sur l'Occident qui anime de nombreuses élites
du tiers monde, créent dans ces pays les conditions
psychologiques et politiques propres à favoriser une
migration sans précédent. C'est dire si, pour résister
à cette invasion, il faut une volonté autrement plus
ferme que celle dont la classe politique est capable.
Une volonté que seul le Mouvement national républicain
peut exprimer au nom du peuple français. Une volonté pour
contrer enfin l'immigration et concevoir à cette fin
une politique nouvelle humaine mais ferme et efficace.
L'expulsion des clandestins
Dans cet esprit, la première question à résoudre est celle
des clandestins. Car là se trouve la source la plus profonde
de tous les dérèglements de notre société. Le traitement du problème
des clandestins constitue en effet le plus grand scandale de la société
française. Voilà des personnes qui bafouent nos lois, défient les
autorités et obtiennent en retour des logements, des allocations,
des places pour leurs enfants dans nos écoles et des soins médicaux.
Pis, l'école et la cantine sont gratuites et, dans la plupart des cas,
les logements aussi. Quant aux soins, ils sont pris en charge à cent pour
cent. Et lorsqu'ils sont squatters à Paris, ils obtiennent d'être relogés
dans la capitale où le prix de l'immobilier est inaccessible
à de nombreux Français.
La situation est désormais si absurde que des procédures
spécifiques sont prévues dans les administrations et notamment
dans les hôpitaux pour traiter les clandestins. C'est à peine si
l'État ne délivre pas des certificats de clandestinité et ne fournit
pas des papiers de sans-papiers ! Alors les Français ne comprennent
pas : ces gens résident de manière illégale sur notre sol, ils sont
officiellement voués à l'expulsion, mais on les aide plus que les
citoyens ordinaires. Un peu comme si les contrevenants au code de
la route recevaient des bons d'essence gratuits et les fraudeurs du
fisc des crédits d'impôt !
Sur cette question sensible, le changement doit donc être total.
Chacun reconnaît qu'il est légitime d'appliquer la loi et d'expulser
les clandestins. Il convient donc de prendre acte de ce consensus et
de donner à l'État les moyens de le mettre en œuvre de façon effective.
Il faut supprimer toute aide directe ou indirecte aux illégaux. Rendre
aux préfets le rôle principal dans les décisions d'expulsion ! Empêcher
les recours judiciaires de paralyser le système ! Exiger des administrations
qui se trouvent en contact avec un clandestin qu'elles fassent procéder
à son interpellation ! Quant aux personnes ou aux organismes aidant
les clandestins à se soustraire aux autorités, ils doivent être
poursuivis pénalement.
Il faut en effet procéder sans faiblesse à l'expulsion systématique
et immédiate de tous les clandestins pour éviter que ne se créent
des situations de fait qui conduisent ensuite à des drames humains.
Si un clandestin est expulsé quelque temps après son arrivée,
cela ne pose pas de problème. Si on l'expulse dix ans après son
installation, alors qu'il a fondé une famille, cela devient
humainement difficile. C'est en réalité le laxisme des politiciens
qui crée des situations inextricables et le manque de fermeté
qui est une source d'inhumanité et d'injustice.
Stopper l'immigration subie
Plus globalement, il est temps maintenant de stopper toute nouvelle
immigration. Pour résoudre en effet les problèmes que ce processus
a engendrés dans notre pays, il faut éviter qu'il continue de s'agggraver.
Il n'est plus possible de continuer à accueillir des
centaines de milliers d'immigrés chaque année sans se préoccuper
des conséquences qui en résultent pour notre société. On ne peut
plus ignorer l'aggravation du chômage et de l'insécurité que provoque
leur présence sur notre sol. Il faut maintenant prendre conscience des
coûts que représentent ces populations et, surtout, reconnaître
l'échec de l'intégration, la montée du communautarisme et la
régression de nos principes humanistes et républicains. On ne
peut plus faire comme si les émeutes de novembre 2005 n'avaient
jamais eu lieu.
Certains posent la question d'une immigration choisie qui devrait
se substituer à l'immigration subie que nous connaissons actuellement.
Pourquoi pas ? Il peut exister en effet une immigration utile.
Le savant russe de renom qui vient apporter son talent à un
laboratoire de recherche français en est un exemple. Et, au-delà de
ce cas exceptionnel, il est des immigrés qui ont su s'assimiler,
vivre comme les Français, respecter nos lois, travailler, payer
leurs impôts et se fondre dans notre communauté. Beaucoup, il est
vrai, sont d'origine européenne, mais certains viennent du Maroc
ou de Tunisie par exemple. Mais pour que ceux-ci puissent s'assimiler
et s'intégrer à notre peuple, il faut que l'immigration subie soit interrompue.
Or, aujourd'hui, elle représente l'essentiel des flux migratoires
dont les sources principales sont la procédure d'asile et
celle du regroupement familial.
Le regroupement
familial au pays
Le MNR veut donc interrompre le regroupement familial
ou plutôt en modifier totalement le principe.
Actuellement, un travailleur immigré installé légalement
en France peut, sous certaines conditions, faire venir
sa famille dans notre pays. Une latitude qui montre
à quel point les gouvernements successifs ont accepté
le principe de l'immigration de peuplement. Pour ce
qui le concerne, le MNR, très attaché aux valeurs familiales,
maintiendra le regroupement familial, mais en inversera
le sens. Ceux des immigrés qui désirent ne pas se séparer
de leur famille seront invités à la rejoindre là où
elle réside. Le regroupement familial en France ainsi
arrêté sera remplacé par le regroupement familial dans
le pays d'origine.
Le vrai droit d'asile
Pour ce qui est du droit d'asile, nous
entendons distinguer les personnes qui sont effectivement
persécutées à cause de leur engagement politique en faveur
de la liberté de la multitude de ceux qui connaissent
la pauvreté. La France,
un premier ministre socialiste l'a lui-même déclaré, ne
peut accueillir toute la misère du monde. Aussi le Mouvement
national républicain veut-il que la France ne reçoive
que les seuls véritables réfugiés politiques dans la limite
de quotas ne dépassant pas quelques milliers de personnes
par an. Les autres ne seront pas acceptés, mais la diplomatie
française s'emploiera à leur trouver un accueil auprès
des nations amies de la France, en Afrique, dans le Maghreb
ou au Moyen-Orient.
La carte de séjour
d'un an
Pour ce qui est des étrangers en situation régulière déjà
présents en France, ils devraient être jugés en fonction
de leur capacité à s'assimiler. Pourquoi en effet renouveler
la carte de séjour de ceux qui ne s'intègrent pas, qui ne
travaillent pas et qui posent problème ? Il faut donc réduire
considérablement la durée de validité de cette carte afin
d'éviter que certains ne s'installent dans des situations
fausses. Le MNR entend à cette fin remplacer le titre de séjour de dix ans
automatiquement renouvelable par une carte autorisant les étrangers
à séjourner en France deux ans seulement et non tacitement
reconductible. Dès lors, nous cesserons
de renouveler les cartes de ceux qui refusent de jouer le jeu de la France.
Ceux qui bafouent nos lois, qui rejettent notre civilisation
ou qui vivent en parasite seront ainsi amenés à rentrer dans leur pays d'origine.
Ce retour s'effectuera sans drame car il interviendra spontanément, à l'initiative
des intéressés, avant l'expiration de leur permis de séjour.
Quant à ceux qui resteraient sur notre sol au-delà de
la date de validité de ce dernier, ils se placeraient
eux-mêmes en situation de clandestins et seraient donc
traités comme tels.
Réformer le code de la nationalité
Enfin, la voie pour devenir français devrait, dans le
même esprit, être limitée à ceux qui apportent la preuve
de leur assimilation. Il conviendrait de revoir en conséquence
le code de la nationalité. Ce dernier revêt en effet
une importance capitale car, en déterminant qui est
citoyen et qui ne l'est pas, il définit juridiquement
le peuple français. C'est lui qui précise en quelque
sorte la délimitation légale de notre communauté nationale.
Or, cette frontière juridique s'est effondrée, puisque
deviennent automatiquement français dès l'âge de seize
ans tous les étrangers qui, nés sur le sol national,
y ont résidé au moins cinq ans. À ceux-là s'ajoutent
toutes les personnes qui bénéficient des procédures
d'acquisition automatique et de naturalisation existant
parallèlement. Aussi ce sont chaque année quelque cent
mille étrangers qui acquièrent notre nationalité.
Autant dire qu'un très grand nombre d'entre eux ne sont
français ni par le cur ni par l'esprit. Ce ne
sont que des nationaux de papier, qui "prennent
leur carte" comme ils le disent eux-mêmes, ce qui
signifie qu'ils reçoivent leur citoyenneté comme on
obtient une super-carte de Sécurité sociale.
Filiation ou naturalisation
Aussi le MNR veut-il simplifier et clarifier
le code de la nationalité pour en revenir au seul droit
commun, c'est-à-dire celui de la filiation : est français
tout enfant né de père ou de mère français. Toutes les
autres procédures, notamment celles liées au droit du
sol, seront supprimées, à l'exception de la naturalisation.
Dans ce cadre, la nationalité française pourra être
accordée à un étranger sous quatre conditions impératives.
Que l'intéressé en ait expressément fait la demande.
Qu'il mérite la faveur qu'il sollicite, ce qui implique
qu'il n'ait pas de casier judiciaire. Qu'en outre il
démontre sa volonté et sa capacité de s'assimiler à
la population française. Enfin, qu'il soit accepté par
la communauté nationale : comme dans un mariage, la
naturalisation exige un consentement réciproque.
Être français est un honneur, et seuls les étrangers
qui éprouvent un réel amour pour notre pays et s'en
montrent dignes doivent pouvoir être admis au sein de
notre peuple. Dans le même esprit, nous voulons que
les nouveaux naturalisés prêtent un serment solennel
de fidélité à la nation française, fidélité qui exclut
notamment les mécanismes de double nationalité comme
ceux qui permettent actuellement aux Français beurs
de voter aux élections algériennes. Une telle réforme
est du reste compatible avec les principes humanistes
de notre pays, puisque le droit de la nationalité a
toujours été d'abord celui de la filiation, comme c'est
d'ailleurs le cas dans de nombreux pays tels la Suisse
ou Israël.
La préférence française
Pour rendre toute leur valeur à la nationalité française
et à l'appartenance à la civilisation européenne, le MNR veut instaurer la préférence
nationale et européenne et pour cela en inscrire
explicitement le principe dans la constitution. Les emplois,
de même que les logements HLM, seront réservés en priorité
aux nationaux et aux Européens. Quant aux allocations familiales, aux aides
sociales et au RMI, ils seront versés aux seuls Français
et ressortissants de l'Union européenne.
Cette mesure constitue un principe fondateur de la défense de notre identité.
Comment en effet imaginer que la communauté
nationale puisse avoir la moindre réalité si n'importe
quel étranger venant sur le sol national jouit exactement
des mêmes avantages que ceux qui y ont leurs racines et
leur avenir, et dont le sort est lié à sa survie?
Une civilisation est aussi un ensemble de groupes hiérarchisés
et différenciés tels que les familles, les entreprises,
les associations ou les collectivités locales par exemple.
Or, un groupe n'existe que s'il offre à ses membres des
droits et des devoirs par ailleurs refusés à ceux qui
n'en font pas partie.
Dès lors, contester la préférence nationale c'est refuser
à la France le droit de s'ériger en une communauté, ce
qu'elle est pourtant depuis au moins mille cinq cents
ans.
Priorité aux nationaux
Plus grave, rejeter la préférence nationale
c'est condamner le patriotisme. La notion de préférence
est en effet directement liée à celle d'amour. Si l'on
aime sa femme, c'est qu'on la préfère aux autres. Or,
le patriotisme, qui est l'amour de son pays, consiste
donc à le préférer aux autres nations. La préférence nationale
s'affirme ainsi comme la manifestation concrète du patriotisme
et vouloir la diaboliser revient donc à considérer le
patriotisme comme une forme de racisme. Ce qui est pour
nous tout à fait scandaleux. Voilà pourquoi la priorité
aux nationaux constitue la pierre angulaire de notre combat
identitaire contre le mondialisme.
Pour les champions de la défense de ce que nous sommes,
elle est une notion naturelle et bénéfique. Pour les tenants
du cosmopolitisme, elle représente une forme d'exclusion
et de racisme qui serait d'ailleurs anticonstitutionnelle.
Or, rien n'est plus faux puisque la préférence nationale
a existé pendant des décennies pour le droit de vote ou
pour l'accès aux emplois de la fonction publique.
Une politique humaine et légitime
Par ailleurs,
à ceux qui estimeraient que ces mesures sont opposées
aux usages de notre pays, nous répondons que cette politique
s'inscrit au contraire dans la tradition juridique
de la France. Elle consiste en effet à mettre en application
des lois existantes, comme celles concernant l'expulsion des clandestins,
à abroger des décrets relativement récents, comme ceux
concernant le regroupement familial, ou à rétablir une
législation ancienne. C'est le cas de la préférence
nationale qui s'imposait il y a quelques années encore
en matière d'emploi du fait de la loi socialiste Salengro
de 1932, loi qui n'a été abrogée qu'en 1981. Les dispositions
préconisées par le Mouvement national républicain conduisent
donc à retrouver des configurations juridiques qui ont
déjà été en vigueur sous la République. Quelle meilleure
garantie du sérieux et de la modération des solutions
proposées en matière d'immigration par le MNR?
Ajoutons que cette politique se trouve par ailleurs
légitimée par le principe de réciprocité, car elle ne
fait bien souvent que reprendre les dispositions en
vigueur dans les pays étrangers à l'encontre des Français
pour les appliquer à leurs ressortissants résidant en
France. Pourquoi par exemple faudrait-il donner aux
Algériens chez nous des droits que les Français n'ont
pas chez eux? Et pourquoi faudrait-il encourager l'islam
en Europe alors que le christianisme ne l'est pas en
terre d'islam?
Précisons enfin que cette politique ne concerne que
les ressortissants des pays du tiers monde. En effet,
ceux de nos voisins d'Europe qui viennent actuellement
s'installer sur notre territoire, outre qu'ils ne sont
pas nombreux, se trouvent très proches de notre peuple
tant par leurs origines que par leur culture ou leur
religion. Ces personnes ne posent donc aucun des problèmes
que nous connaissons avec les immigrés extra-européens
appartenant à d'autres civilisations. Aussi considérons-nous
que les citoyens des pays européens ne doivent pas être
concernés par la politique d'immigration du MNR et que
celle-ci doit donc porter exclusivement sur les ressortissants
des pays du tiers monde.
Les pauvres du tiers
monde aidés chez eux
C'est d'ailleurs pourquoi ces mesures
doivent s'accompagner d'un programme d'aide et de coopération
très généreux à l'égard des pays en voie de développement.
La France ne peut se désintéresser de la misère qui
règne ailleurs sur la planète et la renaissance nationale
voulue par le MNR ne s'épanouira pas de façon égoïste
et frileuse, coupée du monde et sourde à ses malheurs.
En clair, le Mouvement national républicain veut que
la France aide les pauvres du tiers monde, mais il veut
qu'elle le fasse sur leur sol et non chez elle. Cette
politique est d'ailleurs conforme à l'idéal d'enracinement
qui doit prévaloir pour nos compatriotes mais aussi
pour les autres peuples. Car l'immigration, en déracinant
les hommes, les expose à toutes sortes de drames et
de souffrances. Aussi, plutôt que de transférer les
pauvres du tiers monde en Europe, préférons-nous les
aider à améliorer leurs conditions de vie chez eux et
mettre en uvre, parallèlement à notre politique
de l'immigration, un vaste programme d'aide et de coopération.
Pour une nouvelle
politique de coopération
Dans cet esprit, nous souhaitons que
les relations entre la France et notamment les pays
d'Afrique se développent sur des bases de réciprocité.
Réciprocité, car, si la France peut apporter un soutien
considérable à ces pays sur les plans économique, technique
et financier, ceux-ci sont à même, à l'inverse, d'aider
très efficacement notre nation à stopper l'immigration
et à organiser le retour chez eux de leurs ressortissants.
Le MNR entend donc développer la coopération de la France
avec les pays d'Afrique en proportion du concours qu'ils
lui apporteront. Ainsi pourront être lancés là-bas des
programmes ambitieux permettant de valoriser sur place
la main-d'uvre formée en France et de retour chez
elle. Menés à bien par des ouvriers, des techniciens
et des cadres maîtrisant les méthodes françaises, des
projets solides verront le jour et aboutiront, alors
que d'innombrables opérations d'aide périclitent actuellement
faute de travailleurs adaptés. Cette politique de coopération
nouvelle répondra par ailleurs à une aspiration légitime
des pays concernés à voir leurs ressortissants instruits
en France revenir chez eux pour participer au développement
de leur propre patrie.
Refuser l'islamisation
du pays
Ainsi la politique du MNR permettra-t-elle,
dans le respect des valeurs humanistes de notre pays,
d'apporter une réponse durable au problème dramatique
de l'immigration. Sans mettre en cause le moins du monde
les droits des personnes ni leur dignité, elle assurera
la sauvegarde de notre nation et de son identité.
Elle mettra notamment un terme au processus d'islamisation
de notre pays qui prend aujourd'hui une
dimension inquiétante. Port du tchador dans les écoles,
construction de mosquées dans les villes, tabous alimentaires
dans les cantines, reconnaissance de la polygamie dans
le droit social, autant de phénomènes qui révèlent l'emprise
croissante de l'islam sur la société française. Or,
s'il n'est pas question pour nous de mettre en cause
le droit de chacun à honorer son dieu et à pratiquer
sa religion, nous ne voulons pas laisser l'islam s'implanter
en France.
Les religions sont en effet porteuses de civilisation
et celle que véhicule la religion musulmane est incompatible
avec la nôtre. Elle l'est d'abord parce qu'elle méconnaît
le principe de laïcité qui fonde l'organisation de l'État
français. Elle l'est surtout parce que l'identité française
repose, que l'on soit croyant ou non, sur un substrat
chrétien. Notre pays a été marqué par mille cinq cents
ans de christianisme et son islamisation provoquerait
une rupture totale avec l'essence même de notre civilisation.
La défense de notre identité exige donc que l'islam
ne s'installe pas dans notre pays.
De la même manière, elle implique que notre nation soit
préservée des influences excessives de la culture américaine,
laquelle constitue aujourd'hui le principal vecteur
du déracinement mondialiste.
S'opposer à la colonisation
culturelle US
Comment en effet interpréter autrement
la formidable pression exercée sur les sociétés européennes
pour leur faire adopter les goûts et les idées propres
aux États-Unis? Dans tous les domaines, ce sont en effet
les modèles américains qui sont imposés à notre société
et qui font la mode. Pour la musique, c'est Madonna ou les
rappeurs d'outre-Atlantique
qui donnent le ton ; à la télévision, ce sont les feuilletons
des grands networks, comme les Experts ou 24 Heures,
qui font référence. S'agissant du cinéma, ce
sont les superproductions hollywoodiennes qui dominent
et, pour les loisirs, c'est Disneyland qui l'emporte.
Le style du basketteur noir américain fait fureur dans
les banlieues. Et, partout, on chausse des Nike, on
porte des casquettes, on mâche du chewing-gum, on boit
du Coca-Cola et on mange des hamburgers. Peu à peu,
sans s'en apercevoir, la France se met à ressembler
aux États-Unis avec ses entrées de villes couvertes
de parkings, de shopping-centers, de drive-in et de
fast-food. Quant à ses enfants, que l'on appelle maintenant
Kevin ou Dylan, comme les vedettes des séries
télévisées, ils imitent les juniors américains sans
les avoir jamais rencontrés.
Non au cosmopolitisme
américain
Sans doute s'agit-il là de phénomènes
somme toute superficiels mais, derrière ces symboles,
c'est progressivement le modèle de la société cosmopolite
américaine qui s'impose à nous. Après les bons et les
méchants des films de cow-boys, la violence et les bons
sentiments des séries B s'emparent maintenant de notre
pays et avec eux tous les poncifs américains : le moralisme
et le laxisme, la révolution sexuelle et le politiquement
correct, la compétitivité à outrance et le juridisme
forcené, le développement de la drogue et la frénésie
anti-tabac, le féminisme et la discrimination positive,
l'obsession antiraciste et le culte des minorités, l'argent
roi et le mondialisme.
Pris dans une formidable bourrasque qui déracine et
normalise, les Français encore lucides assistent, stupéfaits,
à cette mise à mort de leur culture et voient avec effroi
se creuser derrière eux un terrible fossé qui pourrait
bien les couper de leur passé, de leurs racines et de
leur identité. Où sont passés les héros, les génies,
les mythes qui peuplaient notre imaginaire, se demandent-ils?
En vain recherchent-ils les successeurs des grands créateurs
qui enchantaient leur esprit et leurs sens. Et, résignés,
ils contemplent avec morosité ce qui leur apparaît comme
un crépuscule, semblant ignorer que cette évolution,
loin d'être inéluctable, est avant tout la conséquence
d'une formidable offensive commerciale engagée contre
la France et l'Europe par les États-Unis.
Non à la culture
commerciale
Les mécanismes de cette guerre identitaire
et de cette colonisation culturelle sont d'ailleurs
très simples. Forts de leur puissance économique et
financière, les Américains inondent le marché européen
de sous-produits culturels à bas prix. Pour eux, la
culture est en effet un produit commercial comme les
autres, auquel il faut donc appliquer les mêmes recettes
qu'aux biens de consommation ordinaire : définition
du produit selon les méthodes du marketing, standardisation
des biens qui doivent être conçus pour le très grand
nombre, économies d'échelle par des productions de masse,
consommation forcée grâce à des campagnes publicitaires
s'apparentant à la propagande, extension des marchés
par la mondialisation.
Dès lors, tout s'enchaîne : les films, les disques,
les modes vestimentaires et alimentaires et même les
mythes seront lancés comme des produits domestiques.
On vendra Leonardo Di Caprio, ou Starwar
comme des lessives ou des aspirateurs. Face à cette
machine implacable qui broie nos cultures et nos identités,
nous voulons que la France et l'Europe cessent de collaborer
complaisamment et s'engagent sur le terrain culturel
en lançant une véritable contre-offensive.
Pour le protectionnisme
culturel
Dans ce but, le Mouvement national républicain
propose d'abord d'instaurer un minimum de protection
à nos frontières. Si en effet les productions culturelles
ne sont pas des biens commerciaux ordinaires, n'est-il
pas légitime de leur appliquer d'autres règles que celles
du libre-échangisme mondial et ne faut-il pas adopter
un dispositif de protection du marché intérieur destiné
à préserver notre culture et notre identité? C'est ce
que l'on appelle déjà l'exception culturelle que nous
sommes disposés à mettre en uvre avec ampleur.
Le MNR entend ainsi élever de façon pragmatique des
obstacles à l'importation des produits culturels américains
et établir ici des droits de douane, là des taxes, ailleurs
des contingentements ou tout autre moyen limitatif.
Pareille politique, qui certes pourrait être appliquée
à l'échelle nationale, serait d'ailleurs beaucoup plus
efficace et parfaitement viable organisée à l'échelle
de l'Europe.
Pour l'offensive culturelle
Selon le MNR, cette conception défensive de notre identité
nationale et européenne devra cependant se doubler d'une
stratégie offensive. Pourquoi la France et plus encore
l'Europe des nations ne s'approprieraient-elles pas
les méthodes américaines pour lancer dans le monde des
produits culturels qui cette fois véhiculeraient leur
identité et leurs valeurs?
Nous voulons à cette fin organiser par exemple la coopération
européenne dans le domaine de la production télévisuelle,
cinématographique ou musicale pour pouvoir, à terme,
rivaliser avec les États-Unis et faire prévaloir les
cultures européennes. Là encore, il est capital que
la France et les pays européens prennent conscience
de la réalité de la guerre culturelle qui leur est faite
et relèvent ce défi non seulement pour résister, mais
aussi pour prendre l'initiative, pour lancer l'offensive
et, en définitive, pour l'emporter. Cet impératif culturel
est essentiel pour rétablir notre identité.
Pour autant, ces actions ne sauraient suffire à assurer
dans la durée la pérennité de ce que nous sommes en
tant que peuple et nation. S'agissant de la culture,
on ne peut pas en effet mettre sur le même plan ce qui
ressortit au génie créateur d'un peuple et ce qui relève
du divertissement des masses, ce qui est porteur d'avenir
car fondé sur des valeurs immémoriales et ce qui est
fugitif car dépendant uniquement d'une mode et de son
exploitation commerciale.
Non au nivellement
esthétique
Aussi, parallèlement au combat contre
la colonisation culturelle américaine, le MNR entend-il
favoriser la création culturelle nationale. Pour cela,
nous voulons d'abord lutter contre un relativisme esthétique
de mauvais aloi qui conduit à considérer que tout vaut
tout et qui place côte à côte Aristote et Nagui, Berlioz
et la mélopée papoue, allant jusqu'à ériger les cités
sensibles en lieux "d'émergence des cultures urbaines"
et à assimiler les graffiti à une forme d'art. Notre
civilisation nous enseigne au contraire que l'art est
le domaine de la discrimination entre le beau et le
laid et qu'il est des artistes, des maîtres et des penseurs
plus féconds et plus talentueux que d'autres. Aussi faut-il
agir pour rétablir dans l'esprit
public cette nécessaire hiérarchie des valeurs esthétiques.
Pour les règles de l'art
À cette fin, le MNR propose de réintroduire à grande
échelle l'enseignement de l'art et l'initiation aux
techniques artistiques dans les établissements scolaires.
Nous voulons que l'école concoure de nouveau à la formation
artistique des jeunes Français et développe leur sensibilité
esthétique et leurs capacités à juger du beau et du
laid.
En développant ainsi la culture artistique des générations
nouvelles et en réintroduisant parmi un large public
un sens esthétique enraciné dans une véritable formation,
notre pays créera les conditions d'un renouveau de la
création artistique nationale. Celle-ci se trouvera
en effet stimulée par l'ampleur des publics intéressés,
mais aussi par l'effort qui sera accompli pour développer
parallèlement les études artistiques de haut niveau.
Études qui devront renouer avec la maîtrise des techniques
classiques, des règles de l'art ainsi qu'avec le goût
du travail et de l'excellence.
Liberté pour la
culture
Par ailleurs, le MNR entend rompre avec
les méthodes d'un État mécène qui, en contrôlant soixante
pour cent du marché des uvres d'art contemporaines,
étouffe la création et transforme les artistes en assistés.
Placés sur les listes des officiels du régime, les peintres,
les sculpteurs, les compositeurs, les hommes de théâtre
ou de cinéma se voient, pour beaucoup, soumis au mécanisme
des subventions et des acquisitions publiques géré par
une caste doctrinaire qui favorise généralement le conformisme
soixante-huitard et récompense souvent la médiocrité.
"Nous subissons depuis près d'un demi-siècle, le
terrorisme d'une intelligentsia [...] qui a mis au cur
de son credo la subversion, la provocation et le dérisoire
pour tenter d'écraser les valeurs fondées sur la beauté"
affirme Georges Mathieu.
L'action culturelle de l'État doit donc, selon nous,
briser ce carcan et être réorientée pour garantir la
liberté de création. Ainsi les collectivités publiques
doivent-elles cesser d'acheter des uvres ou de
subventionner des artistes selon les critères d'une
petite coterie idéologique proche du pouvoir. Le soutien
à apporter au monde de l'art doit renouer avec les principes
de la saine émulation devant le public par le biais
des expositions, des concours et des prix.
Pour un art populaire
Ainsi libéré, nous voulons que l'art
retrouve le contact avec le peuple qu'il a aujourd'hui
très largement perdu. Car cette coupure entre la création
artistique et la grande masse de la population est le
signe d'une inquiétante régression culturelle et artistique.
Or, l'art doit contribuer à élever la nation sur l'échelle
de la civilisation. Tout comme le peuple est nécessaire
à l'accomplissement des grandes uvres artistiques.
N'oublions pas qu'à chaque époque, les plus grands chefs-d'uvre
ont généralement su toucher des publics variés, comme
les pièces de Molière appréciées aussi bien à la cour
que par le peuple. De plus, ce retour à un art plus
populaire permettra aux créateurs de ne plus dépendre
exclusivement d'un petit cénacle politico-artistique
et de retrouver la seule vraie consécration pour un
artiste : l'adhésion enthousiaste d'un large public.
Nous voulons donc que l'État encourage cette osmose
entre le peuple et le monde artistique en favorisant
financièrement et fiscalement toutes les initiatives
allant dans ce sens.
Ainsi encouragée par le retour aux conditions exigeantes
de la création, la renaissance culturelle de notre pays
pourra venir conforter son identité. Car, en rompant
avec un art abscons et élitiste, tel que pratiqué dans
les arcanes des ministères, et en tournant le dos à
la sous-culture déracinée importée d'outre-Atlantique,
la création artistique pourra, tout en conservant ses
capacités novatrices, s'inscrire plus naturellement
dans l'esprit de notre peuple et s'enraciner plus directement
dans ses valeurs et ses traditions. Ainsi la politique
culturelle du MNR contribuera-t-elle à conforter notre
identité de peuple et de nation.
Encore faut-il que le vecteur de notre culture que constitue
la langue française soit de son côté vigoureusement
défendu et promu.
Promouvoir la langue
française
Aujourd'hui, et c'est une conséquence
supplémentaire du mondialisme, le français connaît en
effet un déclin inquiétant. Julien Green le notait déjà
dans son Journal : "La France d'aujourd'hui a choisi
l'inculture. Elle ne veut plus rien savoir [
]
Elle oublie sa langue, pourtant une des plus belles
qu'on ait parlée sur terre." Celle-ci s'efface
en effet au profit de l'anglais, que ce soit pour la
diplomatie, le commerce, la technique ou la recherche
scientifique. Et ce déclin, très avancé pour ce qui
est des relations internationales, se développe maintenant
à l'intérieur même de notre pays. Dans la
vie quotidienne, les mots anglo-saxons viennent truffer
notre vocabulaire alors que l'illettrisme et l'analphabétisme
gagnent sans cesse de nouvelles couches de la population.
Aussi le français est-il maintenant pris entre deux
feux : d'un côté il est grignoté par les anglicismes
à la mode, de l'autre il est dénaturé par le sabir des
banlieues. Pour enrayer ce processus délétère qui pourrait
à terme compromettre la survie même de notre culture,
nous considérons qu'il est essentiel d'engager une véritable
action de reconquête linguistique.
Pour cela, le MNR est partisan de créer un organisme
doté de pouvoirs et de moyens étendus chargé non seulement
de veiller à la qualité de la langue dans toutes ses
expressions publiques, que ce soit dans les médias,
les administrations ou les entreprises par exemple,
mais aussi de mener des stratégies de communication
en direction du grand public pour lancer, au besoin
par des effets de mode, des locutions nouvelles susceptibles
de s'opposer à l'usage des formules étrangères. Partout
où il en aura la possibilité, cet organisme interviendra
par ailleurs pour proscrire l'emploi d'expressions ou
de mots non français et pour imposer que les locutions
d'origine étrangère soient traduites ou francisées,
notamment dans tous les secteurs utilisant des technologies
nouvelles. Enfin, cet organisme sera chargé de la promotion
du français à l'étranger, tant par le développement
de son enseignement que par la promotion des publications
dans notre langue.
Affirmer l'identité
européenne
Ainsi confortée par la défense de la
langue française, la politique culturelle du MNR jouera-t-elle
un rôle important dans la défense et la promotion de
notre personnalité collective. Pour autant, cette politique
identitaire ne devra pas se limiter au seul échelon
national. Nous voulons en effet renforcer l'identité
française par l'implication de notre nation dans la
civilisation européenne, ainsi que par la valorisation
des réalités provinciales qui font la richesse de notre
pays.
Pour le MNR, en effet, la France ne doit pas ignorer
son identité européenne. Au contraire, notre nation
n'est pleinement elle-même que par son appartenance
à cette grande communauté de civilisation qu'est l'Europe.
C'est d'ailleurs tellement vrai que, si la France perdait
cette caractéristique, si demain par exemple elle n'était
plus peuplée principalement que de populations africaines
ou si sa religion devenait majoritairement islamique,
elle cesserait aussitôt d'être elle-même. La France
n'est française que pour autant qu'elle demeure européenne.
Elle s'affirme même comme un concentré d'Europe. "On
est européen dans la mesure où l'on est français par
excellence", écrivait Roger Martin du Gard. Encore
faut-il que l'Europe s'organise pour défendre son identité
propre et que les institutions politiques dont elle
se dote visent à conserver et à défendre cette spécificité.
Telle est la raison pour laquelle nous nous opposons
à la construction bruxelloise qui voudrait faire entrer la Turquie
dans l'Union et fonctionne comme un instrument de la
mondialisation, broyant les peuples et leurs libertés.
La politique identitaire du MNR passe donc par l'affirmation
d'une nouvelle Europe susceptible d'assurer la défense
des vieilles patries du continent.
Fortifier les réalités
provinciales
De même, nous sommes partisans de renforcer
et de vivifier les identités provinciales qui appartiennent
depuis toujours au patrimoine de notre peuple. À cette
fin, le Mouvement national républicain engagera une
réforme de l'organisation territoriale de notre pays
afin de redonner une existence tangible à ces entités
géographiques, historiques et humaines qui sont aux
origines de notre nation. Il s'agit de permettre à chaque
Français de se retrouver dans des communautés charnelles
et enracinées afin de pouvoir de nouveau être conscient
et fier de ses racines. Cette entreprise de réenracinement
territorial ira de pair avec la valorisation des langues
régionales. Elle visera également à la sauvegarde et
à la promotion de l'ensemble de notre patrimoine dont
les provinces devront acquérir pour l'essentiel la maîtrise.
C'est encore dans ce cadre que devra se développer une
politique culturelle, décentralisée et enracinée, s'attachant
à mettre en valeur l'histoire, les traditions et les
coutumes de nos pays.
Le MNR veut ainsi rompre avec un jacobinisme qui a mutilé
beaucoup de ce qui fait pourtant notre diversité nationale
et donc la richesse de la France. Et, s'il n'est pas
question de remettre en cause l'unité et l'indivisibilité
de notre nation ainsi que le caractère universel de
la langue française, nous voulons néanmoins redonner
toute leur place aux communautés locales et provinciales,
considérant qu'on peut tout à la fois s'affirmer fier
d'être alsacien, français et européen. Ainsi, le MNR,
qui rejette l'idée chère aux mondialistes d'Europe des
régions, est-il favorable à la France des provinces
dans une Europe des nations.
En finir avec la repentance
Pour conforter notre identité, il faur enfin mettre un terme à
la repentance, à la pénitence, à la culpabilisation qu'on veut imposer
à tout bout de champ aux Français. En laissant entendre que le peuple
français aurait commis les pires horreurs, qu'il serait coupable
de tout et de n'importe quoi, on met en péril notre communauté
nationale, en même temps que l'on commet une grave injustice à
l'encontre de nos ancêtres. Car il est faux de dire que la colonisation
aurait été épouvantable, que nous serions responsables de l'esclavage, que
les croisades auraient été une abomination alors que, dans le même temps,
on nous explique que les autres peuples, en tout cas les peuples
non européens, seraient extraordinaires, qu'ils auraient une histoire
sans tache, éclatante et pure. Cette attitude propre aux responsables
du système politique et médiatique qui contribue à saper le moral de la
nation est insupportable et doit être combattue. Le MNR considère
qu'il est donc temps de tourner la page des repentances et de retrouver
le sens de la fierté, de reprendre conscience de ce que nous appartenons
à une très grande nation, la plus ancienne du continent,
l'une des plus anciennes du monde. Une nation qui a joué un rôle
majeur dans la création de cette formidable civilisation
qu'est la civilisation européenne. Au lieu de célébrer sans cesse
les heures sombres de notre histoire, il est temps maintenant
de commémorer les hauts faits et les pages illustres de notre passé.
Une grande politique
identitaire
Ainsi, en maîtrisant l'immigration,
en refusant l'islamisation de notre pays et sa colonisation
culturelle par les États-Unis, en favorisant la renaissance
de notre culture nationale, en renforçant nos communautés
d'enracinement et en rejetant la culpabilisation, le Mouvement national
républicain mènera-t-il une politique identitaire
ambitieuse au service de notre peuple. Ce faisant,
il permettra à la France de se développer dans la
fidélité à son être et de se forger un avenir digne
de son passé.
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